Caries néolithique

Au Paléolithique moyen, en dehors du cas cité au début de cet article, les néander- thaliens seraient atteints par la carie Rabkin, Enfin, Sahly, Brabant et Bouyssou 18 pensent qu'au Paléolithique supérieur, la carie avait une diffusion géographique assez étendue, puisque trois auteurs l'ont constatée en Palestine, en France et au Portugal Sognnaes, 20 ; Quatrefages et Hamy, 15 ; Vallois, Si ces cas sont néanmoins assez rares, il n'en est pas de même pour les représentants de l'Epipaléolithique de l'Afrique du Nord, correspondant, en Europe à la fin du Paléolithique supérieur.

En effet, nous avons pu confirmer nous-mêmes d'une part, les travaux d'Arambourg, Boule, Vallois et Verneau 1 sur les crânes découverts à Afalou bou Rhummel en Algérie, d'autre part les travaux de Mlle Ferembach et de Madame Poitrat-Targowla 8 sur les fossiles de Taforalt au Maroc oriental.

Les hommes des cavernes et du Moyen-Age avaient moins de caries que nous

Toutefois, de ces dernières, il faut exclure les incisives extraites intentionnellement. A cette époque, comme le signale Hartweg 11un certain nombre de sujets étaient atteints de polycarie.

Caries néolithique

Pour le Néolithique enfin, tous les auteurs relèvent un pourcentage de caries plus important, mais assez varié. Nous venons donc de démontrer que nous ne pouvons suivre Vialatel lorsqu'il affirme que la carie n'existait pas avant l'époque néolithique.

Certes pour les époques les plus lointaines, elle est très rare, mais son pourcentage et sa fréquence peuvent être estimés dès la fin du Paléolithique. On doit remarquer que la durée moyenne de vie des paléolithique était très basse ; pas un individu d'Afalou ou de Taforalt n'avait dépassé l'âge de 50 ans. On peut donc penser que les pourcentages et la fréquence de la carie dentaire auraient été différents si les hommes du Paléolithique avaient vécu plus longtemps ; il en est de même pour les parodontopathies.

Toutes ces constatations sont d'une grande importance, car, c'est sur une telle affirmation — inexistance de la carie chez les Paléolithiques — que s'est fondée une partie des théories avancées pour expliquer l'influence de l'alimentation cuite puis de plus en plus riche en hydrates de carbone sur l'apparition et l'extension de la carie dentaire.

Les dentistes du Paléolithique enlevaient les caries à coup de silex

Wocheus cité par Sahly, Brabant et Boyssou. Bull, et Mém. La Sem. Eux sont allés plus loin, en réétudiant d'autres scans datant de Premier constat : Ötzi présente aussi, surtout près des molaires du fond, une parodontite avancée détérioration du parodonte, le tissu de soutien des dents avec perte d'os alvéolaire.

Ceci, tout comme la calcification vasculaire dont il était atteint, serait d'origine génétique. Une vie pas tranquille Belnet Sources : SciencesDaily onlinelibrary.

Il y a 13.000 ans, les dents étaient soignées au bitume

Oral pathologies of the Neolithic Iceman, c. Ce bouleversement n'a pas été sans effets sur les populations. Les caries dentaires, presque inconnues chez les populations de chasseurs-cueilleurs du paléolithique supérieur, "commencent à apparaître"dit Mark Guillon, anthropologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives.

Beaucoup moins répandues qu'aujourd'hui, elles sont néanmoins utilisées, dans certaines régions d'Asie, pour différencier les populations d'agriculteurs de celles de chasseurs-cueilleurs. EnMike Richards département des sciences de l'archéologie, université de Bradford, Royaume-Uni avait synthétisé, dans l' European Journal of Clinical Nutritionla littérature scientifique disponible sur les effets sanitaires de la transition nutritionnelle du néolithique, également marquée par la sédentarisation, l'augmentation de la démographie et l'apparition des strates sociales.

Ses conclusions étaient qu'outre cette apparition des caries, "dans plusieurs régions, il y a un déclin général de la stature, de la taille de la dentition".

Le tout associé, de manière extraordinairement contre-intuitive, "à un déclin général de l'état de santé des individus, comme cela est suggéré par les restes humains". L'alimentation n'est pas seule en cause dans ce constat. Car, comme l'explique M.