Glider rides front royal virginia jail

La sensibilité ici exaspérait les plaies de l'orgueil. Sous ce flegme du visage et du style bouillonnaient des passions furieuses. Il y avait en lui une tempête incessante de colères et de désirs. Cela est bon de voir la lamentable confession qu'ils font de leur sottise [9]. Avant de partir d'ici, je les ferai repentir de leur conduite J'ai gagné vingt ennemis pour deux amis, mais au moins j'ai eu ma vengeance.

Cette fougue l'emportait à travers toutes les témérités et toutes les violences. Ses Lettres du Drapier avaient soulevé l'Irlande contre le gouvernement, et le gouvernement venait d'afficher une proclamation promettant récompense à qui dénoncerait le drapier. Le lord, homme d'esprit, lui répondit doucement. Devant ce torrent, on se détournait. Ses actions, brusques, bizarres, partaient du milieu de son silence comme des éclairs. Il était étrange et violent en tout, dans sa plaisanterie, dans ses affaires privées, avec ses amis, avec les inconnus; souvent on le crut en démence.

Addison et ses amis voyaient depuis plusieurs jours à leur café un ecclésiastique singulier qui mettait son chapeau sur la table, marchait à grands pas pendant une heure, payait et partait, n'ayant rien regardé et n'ayant pas dit un mot. Ils l'appelèrent le curé fou. Chantez-moi un air. Eh bien! Chantez quand je vous le commande. Il a fini par la folie; il la sentait venir, il l'a décrite horriblement; il en a goûté par avance la nausée et la lie; il la portait sur son visage tragique, dans ses yeux terribles et hagards.

Voilà le puissant et douloureux génie que la nature livrait en proie à la société et à la vie; la société et la vie lui ont versé tous leurs poisons. Voilà ses instructions aux domestiques; il racontait ainsi ce qu'il avait souffert.

Que Vos Excellences me donnent une lettre avec un ordre pour le chapelain [16]! Rejeté vers la politique, il écrivit un pamphlet whig, les Dissensions d'Athènes et de Romereçut de lord Halifax et des chefs du parti vingt belles promesses, et fut planté là.

Vingt ans d'insultes sans vengeance et d'humiliations sans relâche, le tumulte intérieur de tant d'espérances nourries, puis écrasées, des rêves violents et magnifiques subitement flétris par la contrainte d'un métier machinal, l'habitude de souffrir et de haïr, la nécessité de cacher sa haine et sa souffrance, la conscience d'une supériorité blessante, l'isolement du génie et de l'orgueil, l'aigreur de la p.

Plus de mille pamphlets en quatre ans vinrent l'irriter encore, avec les noms de renégatde traître et d'athée. Il les écrasa tous, mit le pied sur leur parti, s'abreuva du poignant plaisir de la victoire.

Si jamais âme fut rassasiée de la joie de déchirer, d'outrager et de détruire, ce fut celle-là. Le débordement du mépris, l'ironie implacable, la logique accablante, le cruel sourire du combattant qui marque d'avance l'endroit mortel où il va frapper son ennemi, marche sur lui et le supplicie à loisir, avec acharnement et complaisance, ce sont les sentiments qui l'ont pénétré et qui ont éclaté hors de lui, avec tant d'âpreté qu'il se barra lui-même sa carrière [17]et que de tant de hautes places vers lesquelles il étendait la main, il ne lui resta qu'un poste de doyen dans la misérable Irlande.

Il s'y débattit d'abord contre la haine populaire, puis contre le ministère vainqueur, puis contre l'humanité tout entière, par des pamphlets sanglants, par des satires désespérées; il y savoura encore une fois le plaisir de combattre et de blesser [18] ; il y souffrit jusqu'au bout, assombri par le progrès de l'âge, par le spectacle de l'oppression et de la misère, par le sentiment de son impuissance, p.

Il les retrouvait dans la vie privée, plus violents et plus intimes. Il avait élevé et aimé purement une jeune fille charmante, instruite, honnête, Esther Johnson, qui dès l'enfance l'avait chéri et vénéré uniquement.

Elle habitait avec lui, il avait fait d'elle sa confidente. De Londres, pendant ses combats politiques, il lui envoyait le journal complet de ses moindres actions; il écrivait pour elle deux fois par jour, avec une familiarité, un abandon extrêmes, avec tous les badinages, toutes les vivacités, tous les noms mignons et caressants de l'épanchement le plus tendre.

Je crois que j'aurais supporté plus volontiers la torture que ces mortelles, mortelles paroles que vous m'avez dites Tout était changé dans la maison de Swift. Il l'épousa par devoir, mais en secret, et à la condition qu'elle ne serait sa femme que de nom. Pendant douze ans, elle dépérit; Swift s'en allait le plus souvent qu'il pouvait en Angleterre. Sa maison lui était un enfer; on soupçonne qu'une infirmité physique s'était mêlée à ses amours et à son mariage.

Un jour, Delany, son biographe, l'ayant trouvé qui causait avec l'archevêque King, vit l'archevêque en larmes, et Swift qui s'enfuyait le visage bouleversé. Il sentait depuis longtemps que sa raison l'abandonnerait. Il vivait seul, morne, ne pouvant plus lire.

On dit qu'il passa une année sans prononcer une parole, ayant horreur de la figure humaine, marchant dix heures par jour, maniaque, puis idiot. Il a fallu ces passions et fraise regime minceur citron misères pour inspirer les Voyages de Gulliver et le Conte du Tonneau.

Il a fallu encore une forme d'esprit étrange et puissante, aussi anglaise que son orgueil et ses passions. Il a le style d'un chirurgien et d'un juge, froid, grave, solide, sans ornement, ni vivacité, ni passion, tout viril et pratique.

Il ne veut ni plaire, ni divertir, ni entraîner, ni toucher; il ne lui arrive jamais d'hésiter, de redoubler, de s'enflammer ou de faire effort.

Il prononce sa pensée d'un ton uni, en termes exacts, précis, souvent crus, avec des comparaisons familières, abaissant tout à la portée de la main, même les choses les plus hautes, surtout les choses les plus hautes, avec un flegme brutal et toujours hautain.

Il sait la vie comme un banquier sait ses comptes, et une fois son addition faite, il dédaigne ou assomme les bavards qui en disputent autour de lui. Avec le total il sait les parties.

Non-seulement il saisit familièrement et vigoureusement chaque objet, mais encore il le décompose et possède l'inventaire de ses détails. Il a l'imagination aussi minutieuse qu'énergique. Il peut vous donner sur chaque événement et sur chaque objet un procès-verbal de circonstances sèches, si bien lié et si vraisemblable qu'il vous fera illusion. Les voyages de son Gulliver sembleront un journal de bord.

Les prédictions de p. Le récit de son M. Il donnera au roman extravagant l'air d'une histoire certifiée. Par cette science détaillée et solide, il importe dans la littérature l'esprit positif des hommes de pratique et d'affaires. Il n'y en a pas de plus fort, ni de plus borné, ni de plus malheureux; car il n'y en pas de plus destructeur.

Nulle grandeur fausse ou vraie ne se soutient devant lui; les choses sondées et maniées perdent à l'instant leur prestige et leur valeur. En les décomposant, il montre leur laideur réelle et leur ôte leur beauté fictive. En les mettant au niveau des objets vulgaires, il leur supprime leur beauté réelle et leur imprime une laideur fictive.

Il présente tous leurs traits grossiers, et ne présente que leurs traits grossiers. Regardez comme lui les détails physiques de la science, de la religion, de l'État, et réduisez comme lui la science, la religion et l'État à la bassesse des événements journaliers; comme lui, vous verrez, ici, un Bedlam de rêveurs ratatinés, de cerveaux étroits et chimériques, occupés à se contredire, à ramasser dans des bouquins moisis des phrases vides, à inventer des conjectures qu'ils crient comme des vérités; là, une bande d'enthousiastes marmottant des phrases qu'ils n'entendent pas, adorant des figures de style en guise de mystères, attachant la sainteté ou l'impiété à des manches d'habit ou à des postures, dépensant en persécutions et en génuflexions le surcroît de folie moutonnière et féroce dont le hasard p.

Quelle partie de la nature ou de la vie humaine peut subsister grande et belle devant un esprit qui, pénétrant tous les détails, aperçoit l'homme à table, au lit, à la garde-robe, dans toutes ses actions plates ou basses, et qui ravale toute chose au rang des événements vulgaires, des plus mesquines circonstances de friperie et de pot-au-feu?

Ce n'est pas assez pour l'esprit positif de voir les ressorts, les poulies, les quinquets et tout ce qu'il y a de laid dans l'opéra auquel il assiste; par surcroît, il l'enlaidit, l'appelant parade.

Ce n'est pas assez de n'y rien ignorer, il veut encore n'y rien admirer. Il traite les choses en outils domestiques; après en avoir compté les matériaux, il leur impose un nom ignoble; pour lui, la nature n'est qu'une marmite où cuisent des ingrédients dont il sait la proportion et le nombre.

Dans cette force et dans cette faiblesse, vous voyez d'avance la misanthropie de Swift et son talent. C'est qu'il n'y a que deux façons de s'accommoder au monde: la médiocrité d'esprit et la supériorité d'intelligence; l'une à l'usage du public et des sots, l'autre à l'usage des artistes et des philosophes; l'une perdre du poids avec le regime yaourt consiste à ne rien voir, l'autre qui consiste à voir tout.

Vous respecterez les choses respectées, si vous n'en regardez que la surface, si vous les prenez telles qu'elles se donnent, si vous vous p.

Vous saluerez dans vos maîtres l'habit doré dont ils s'affublent, et vous ne songerez jamais à sonder les souillures qui sont cachées par la broderie. Vous serez attendri par les grands mots qu'ils répètent d'un ton sublime, et vous n'apercevrez jamais dans leur poche le manuel héréditaire où ils les ont pris.

Vous leur porterez pieusement votre argent et vos services; la coutume, vous paraîtra justice, et vous accepterez cette doctrine d'oie, qu'une oie a pour devoir d'être un rôti. Mais d'autre part vous tolérerez et même vous aimerez le monde, si, pénétrant dans sa nature, vous vous occupez à expliquer ou à imiter son mécanisme.

Vous vous intéresserez aux passions par la sympathie de l'artiste ou par la compréhension du philosophe; vous les trouverez naturelles en ressentant leur force, ou vous les trouverez nécessaires en calculant leur liaison; vous cesserez de vous indigner contre des puissances qui produisent de beaux spectacles, ou vous cesserez de vous emporter contre des contre-coups que la géométrie des causes avait prédits; vous admirerez le monde comme un drame grandiose ou comme un développement invincible, et vous serez préservé par l'imagination ou par la logique du dénigrement où du dégoût.

Vous démêlerez dans la religion les hautes vérités que les dogmes offusquent et les généreux instincts que la superstition recouvre. Vous apercevrez dans l'État les bienfaits infinis que nulle tyrannie n'abolit et les inclinations sociables que nulle méchanceté p. Vous distinguerez dans la science les doctrines solides que la discussion n'ébranle plus, les larges idées que le regime alimentaire probleme gastrique chien des systèmes purifie et déploie, les promesses magnifiques que les progrès présents ouvrent à l'ambition de l'avenir.

On peut de la sorte échapper à la haine par la nullité de la perspective ou par la grandeur de la perspective, par l'impuissance de découvrir les contrastes ou par la puissance de découvrir l'accord des contrastes.

C'est à ce moment et entre ses mains que le journal atteignit en Angleterre son caractère propre et sa plus grande force. La littérature entrait dans la politique. Pour comprendre ce que devint l'une, il p. En France, une théorie paraît, éloquente, bien liée et généreuse; air pousse cheveux crépus jeunes gens s'en éprennent, portent un chapeau et chantent des chansons en son honneur; le soir, en digérant, les bourgeois la lisent et s'y complaisent; plusieurs, ayant la tête chaude, l'acceptent et se prouvent à eux-mêmes leur force d'esprit en se moquant des rétrogrades.

D'autre part, les gens établis, prudents et craintifs, se défient; comme ils se trouvent bien, ils trouvent que tout est bien, et demandent que les choses restent comme elles sont. Voilà nos deux partis, fort anciens, comme chacun sait, fort peu graves, comme chacun voit. Nous avons besoin de causer, de nous enthousiasmer, de raisonner sur des opinions spéculatives, tout cela fort légèrement, environ une heure par jour, ne livrant à ce goût que la superficie de nous-mêmes, si bien nivelés, qu'au fond nous pensons tous de même, et qu'à voir justement les choses on ne trouvera dans notre pays que deux partis, celui des hommes de vingt ans et celui des hommes de quarante ans.

Au contraire, les partis anglais furent toujours des corps compacts et vivants, liés par des intérêts d'argent, de rang et de conscience, ne prenant les théories que pour drapeau ou pour appoint, sortes d'États secondaires qui, comme jadis les deux ordres de Rome, essayaient légalement d'accaparer l'État.

Pareillement, la constitution anglaise ne fut jamais qu'une transaction entre des puissances p. La politique est pour eux un intérêt domestique, pour nous une occupation de l'esprit: ils en font une affaire, nous en faisons une discussion. C'est pourquoi leurs pamphlets, et notamment ceux de Swift, ne nous paraissent qu'à demi littéraires.

Pour qu'un raisonnement soit littéraire, il faut qu'il ne s'adresse point à tel intérêt ou à telle faction, mais à l'esprit pur, qu'il soit fondé sur des vérités universelles, qu'il s'appuie sur la justice absolue, qu'il puisse toucher toutes les raisons humaines; autrement, étant local, il n'est qu'utile: il n'y a de beau que ce qui est général. Il faut encore qu'il se développe régulièrement par des analyses et avec des divisions exactes, que sa distribution donne une image de la pure raison, que l'ordre des idées y soit inviolable, que tout esprit puisse y puiser aisément une conviction entière, que la méthode, comme les principes, soit raisonnable en tous les lieux et dans tous les temps.

Il faut enfin que la passion de bien prouver se joigne à l'art de bien prouver, que l'orateur annonce sa preuve, qu'il la rappelle, qu'il la présente sous toutes ses faces, qu'il veuille pénétrer dans les esprits, qu'il les poursuive avec insistance dans toutes leurs fuites, mais en même temps qu'il traite ses auditeurs en hommes dignes de comprendre et d'appliquer les vérités générales, et que son discours ait la vivacité, la noblesse, la politesse et l'ardeur p.

C'est par là que la prose antique et la prose française sont éloquentes, et que des dissertations de politique ou des controverses de religion sont restées des modèles d'art.

Ce bon goût et cette philosophie manquent à l'esprit positif; il veut atteindre non la beauté éternelle, mais le succès actuel. Swift ne s'adresse pas à l'homme en général, mais à certains hommes. Il ne parle pas à des raisonneurs, mais à un parti; msp scalp pigmentation ne s'agit pas pour lui d'enseigner une vérité, mais de faire une impression; il n'a pas pour but d'éclairer cette partie isolée de l'homme qu'on appelle l'esprit, mais de remuer cette masse de sentiments et de préjugés qui est l'homme réel.

Ces gens-là n'auront pas assez d'esprit pour suivre une belle déduction ou pour entendre un principe abstrait. Il faut calculer les faits qu'ils savent, les idées qu'ils ont reçues, les intérêts qui les pressent, ne rappeler que ces faits, ne partir que de ces idées, n'inquiéter que ces intérêts. Ainsi parle Swift, sans développement, sans coups de logique, sans effets de style, mais avec une force et un succès extraordinaires, par des sentences dont les contemporains p.

Telle fut la puissance de l' Examinerqui changea en un an l'opinion de trois royaumes, et surtout du Drapierqui fit reculer un gouvernement. La petite monnaie manquait en Irlande, et les ministres anglais avaient donné à William Wood une patente pour frapper cent huit mille livres sterling de cuivre.

Une commission, dont Newton était membre, vérifia les pièces fabriquées, les trouva bonnes, et plusieurs juges compétents pensent aujourd'hui que la mesure était loyale autant qu'utile au pays. Swift ameuta contre elle le peuple en lui parlant son langage, et triompha du bon sens et de l'État [24]. C'est pourquoi je vous exhorte très-instamment comme hommes, comme chrétiens, comme pères, comme amis de votre pays, à lire cette feuille avec la dernière attention, ou à vous la faire lire par d'autres.

Pour que vous puissiez le faire avec moins de dépense, j'ai ordonné à l'imprimeur p. L'auteur a l'air d'un drapier, et ils n'ont confiance qu'aux gens de leur état. Swift continue et diffame Wood, certifiant que ses pièces de cuivre ne valent pas le huitième de leur titre.

De preuves, nulle trace: il n'y a pas besoin de preuves pour convaincre le peuple; il suffit de répéter plusieurs fois la même injure, d'abonder en exemples sensibles, de frapper ses yeux et ses oreilles. Une fois l'imagination prise, il ira criant, se persuadant par ses propres cris, intraitable.

Son traité? Avec qui? Est-ce avec le Parlement ou avec le peuple d'Irlande? Est-ce que ce ne sont pas eux qui seront les acheteurs? Mais ils le détestent, l'abhorrent, comme corrompu, frauduleux; ils la rejettent, sa p. Wood, dit-il, propose de ne fabriquer que quarante mille livres de sa monnaie, à moins que les exigences du commerce n'en demandent davantagequoique sa patente lui donne pouvoir pour en fabriquer une bien plus grande quantité;—à quoi, si je devais répondre, je le ferais comme ceci.

Que M. Wood et sa bande de fondeurs et de chaudronniers battent monnaie jusqu'à ce qu'il n'y ait plus dans le royaume une vieille bouilloire de reste, qu'ils en battent avec du vieux cuir, de la terre à pipe ou de la boue de la rue, et appellent leur drogue du nom qu'il leur plaira, guinée ou liard, nous n'avons pas à nous inquiéter de savoir comment lui et sa troupe de complices jugent à propos de s'employer; mais j'espère et j'ai confiance que tous, jusqu'au dernier homme, nous sommes bien déterminés à ne point avoir affaire avec lui ni avec sa marchandise [27].

En effet, c'est la meilleure manière de répondre: pour remuer de tels auditeurs, il faut mettre en mouvement leur sang et leurs nerfs; dès lors les boutiquiers et les fermiers retrousseront leurs manches, apprêteront leurs poings, et les bonnes raisons de leur ennemi ne feront qu'augmenter l'envie qu'ils ont de l'assommer. Voyez maintenant comment un amas d'exemples sensibles rend probable une assertion gratuite.

Comme cela est impudent et insupportable! Wood a soin de fabriquer une douzaine ou deux de sous en bon métal, les envoie à la Tour, et on les approuve, et ces sous doivent répondre de tous ceux qu'il a déjà fabriqués ou fabriquera à l'avenir! Sans doute il est vrai qu'un gentleman envoie souvent à ma boutique prendre un échantillon d'étoffe: je le coupe loyalement dans la pièce, et si l'échantillon lui va, il vient, ou bien envoie et compare le morceau avec la pièce entière, et probablement nous faisons marché; mais si je voulais acheter cent moutons, et que l'éleveur, après m'avoir amené un seul mouton, gras et de bonne toison, en manière d'échantillon, me voulût faire payer le même prix pour les cent autres, sans me permettre de les voir avant de payer, ou sans p.

On m'a conté l'histoire d'un homme qui voulait vendre sa maison, et pour cela portait un morceau de brique dans sa poche, et le montrait comme échantillon pour encourager les acheteurs; ceci est justement le cas pour les vérifications de M. Wood [28]. Pour achever, Swift leur enseignait un expédient pratique, proportionné à leur intelligence et à leur état.

Dans ce cas et dans p. Tel est le mérite des raisonnements de Swift; ce sont de bons outils, tranchants et maniables, ni élégants ni brillants, mais qui prouvent leur valeur par leur effet. Toute la beauté de ces pamphlets est dans l'accent. Ils n'ont ni la fougue généreuse de Pascal, ni la gaieté étourdissante de Beaumarchais, ni la finesse ciselée de Courier, mais un air de supériorité accablante et une âcreté de rancune terrible. La passion et l'orgueil énorme, comme tout à l'heure l'esprit positif, ont assené tous les coups.

Il faut lire son Esprit public des Whigs contre Steele. Page à page, Steele est déchiré avec un calme et un dédain que personne n'a égalés. Le pauvre Steele, étourdi vaniteux, est entre ses mains comme Gulliver chez les géants; c'est pitié de voir un combat si inégal, et ce combat est sans pitié: Swift l'écrase avec soin et avec aisance, comme une vermine.

Le malheureux, ancien officier et demi-lettré, se servait maladroitement des mots constitutionnels. Il a gardé un souvenir confus perte de poids daniel brelaz termes depuis qu'il a quitté l'université, mais il a perdu la moitié de leur sens, et les met ensemble sans autre motif que leur cadence, comme ce domestique qui clouait des cartes de géographie dans le cabinet d'un gentlemanquelques-unes en travers, d'autres la tête en bas, pour mieux les ajuster aux panneaux [30].

Quand il juge, il est pire que quand il prouve; témoin son court portrait de lord Wharton. Avec les formules de politesse officielle, il le transperce; il n'y p.

J'ai eu l'occasion, dit-il, de converser beaucoup avec sa Seigneurie, et je suis parfaitement convaincu qu'il est indifférent aux ridestore romania autant qu'insensible aux reproches. Il est dépourvu du sens de la gloire et de la honte, comme quelques hommes sont dépourvus du sens de l'odorat; c'est pourquoi une bonne réputation est pour lui aussi peu de chose qu'un parfum précieux serait pour eux.

Quand un homme, dans l'intérêt du public, se met à décrire le naturel d'un serpent, d'un loup, d'un crocodile ou d'un renard, on doit entendre qu'il le fait sans aucune espèce d'amour ou de haine personnelle envers ces animaux eux-mêmes.

Pareillement Son Excellence est un de ceux que je n'aime ni ne hais personnellement. Qu'il se promène, ou siffle, ou jure, ou dise des ordures, ou crie des injures, il s'acquitte de tous ces emplois mieux qu'un étudiant de troisième année. Avec la même grâce et le même style, il tempêtera contre son cocher en pleine rue, dans le royaume dont il est gouverneur, et tout cela sans conséquence, parce que la chose est dans son naturel et que tout le monde s'y attend.

Lorsqu'il réussit, c'est moins p. Il jure solennellement qu'il vous aime et veut vous servir, et, votre dos tourné, dit aux assistants que vous êtes un chien et un drôle. Il va assidûment aux prières, selon l'étiquette de sa place, et profère des ordures et des blasphèmes à la porte de la chapelle. En politique, il est presbytérien; en religion, athée; mais il trouve bon en ce moment d'avoir pour concubine une papiste. Dans son commerce avec les hommes, sa règle générale est de tâcher de leur en imposer, n'ayant d'autre recette pour cet effet qu'un composé de serments et de mensonges.

On n'a jamais su qu'il ait refusé ou tenu une promesse. Et je me souviens que lui-même en faisait l'aveu à une dame, exceptant toutefois la promesse qu'il lui faisait en ce moment, qui était de lui procurer une pension.

Cependant il manqua à cette même promesse, et, je l'avoue, nous trompa tous les deux; mais ici, je prie qu'on distingue entre une promesse et un marché, car certainement il tiendra le marché avec celui qui lui aura fait la plus belle offre. En voilà assez pour le portrait de Son Excellence [31]. C'est que j'ai cru utile pour diverses raisons que le monde fût informé p.

Telles qu'elles sont, elles pourront servir de matériaux à toute personne qui aura l'envie d'écrire des mémoires sur la vie de Son Excellence. C'est pourquoi son style ordinaire est l'ironie grave. Elle est l'arme de l'orgueil, de la méditation et de la force. L'homme qui l'emploie se contient au plus fort de la tempête intérieure; il est trop fier pour offrir sa passion en spectacle; il ne prend point le public pour confident; il entend être seul dans son âme; il aurait honte de se livrer; il veut et sait garder l'absolue possession de soi.

Ainsi concentré, il comprend mieux et il souffre davantage; l'emportement ne vient point soulager sa colère ou dissiper son attention; il sent toutes les pointes et pénètre le fond de l'opinion qu'il déteste; il multiplie sa douleur et sa connaissance, et ne s'épargne ni blessure, ni réflexion. Il n'est peut-être ni très-sûr, ni très-prudent de raisonner p. Cependant, soit affectation de singularité, soit perversité de la nature humaine, je suis si malheureux, que je ne puis être entièrement de cette opinion.

Bien plus, quand je serais sûr que l'attorney général va donner ordre qu'on me poursuive à l'instant même, je confesse encore que dans l'état présent de nos affaires soit intérieures, soit extérieures, je ne vois pas la nécessité absolue d'extirper chez nous la religion chrétienne. Ceci pourra peut-être sembler un paradoxe trop fort, même à notre âge savant et paradoxal; c'est pourquoi je l'exposerai avec toute la réserve possible et avec une extrême déférence pour cette grande et docte majorité qui est d'un autre sentiment.

Le lecteur de bonne foi comprendra aisément que mon discours n'a d'autre objet que de défendre le christianisme nominal, l'autre ayant été depuis quelque temps mis de côté par le consentement général comme tout à fait incompatible avec nos projets actuels de richesse et de pouvoir [33].

On objecte que, de compte fait, il y a dans ce royaume plus de dix mille prêtres, dont les revenus, joints à ceux de milords les évêques, suffiraient pour entretenir au moins deux cents jeunes gentilshommes, gens d'esprit et de plaisir, libres penseurs, ennemis de la prêtraille, des principes étroits, de la pédanterie et des préjugés, et qui pourraient faire l'ornement de la ville et de la cour [34].

On représente encore comme un grand avantage pour le public que, si nous écartons tout d'un coup l'institution de l'Évangile, toute religion sera naturellement bannie pour toujours, et par suite avec elle tous les fâcheux préjugés de l'éducation qui, sous les noms de vertu, conscience, honneur, justice et autres semblables, ne servent qu'à troubler la paix de l'esprit humain [35].

Ayant maintenant considéré les plus fortes objections contre le christianisme et les principaux avantages qu'on espère obtenir en l'abolissant, je vais, avec non moins de déférence et de soumission pour de plus sages jugements, mentionner quelques inconvénients qui pourraient naître de la destruction de l'Évangile, et que les inventeurs n'ont peut-être pas suffisamment examinés.

D'abord je sens très-vivement combien les personnes d'esprit et de plaisir doivent être choquées et murmurer à la vue de tant de prêtres crottés qui se rencontrent sur leur chemin et offensent leurs yeux; mais en même temps ces sages réformateurs ne considèrent pas quel avantage et quelle félicité c'est pour de grands esprits d'avoir toujours sous la main des objets de mépris et de dégoût pour exercer et accroître leurs talents, et pour empêcher leur mauvaise humeur de retomber sur eux-mêmes ou sur leurs pareils,—particulièrement quand tout cela peut être fait sans le moindre danger imaginable pour leurs personnes.

Et pour pousser un autre argument de nature semblable: si le christianisme était aboli, comment les libres penseurs, les puissants raisonneurs, les hommes de profonde science, sauraient-ils trouver un autre sujet si bien disposé à tous égards pour qu'ils puissent déployer leur talent?

De quelles merveilleuses productions d'esprit serions-nous privés, si nous perdions celles des hommes dont le génie, par une pratique continuelle, s'est entièrement tourné en railleries et en invectives contre la religion, et qui seraient incapables de briller ou de se distinguer sur tout autre sujet! Nous nous plaignons journellement du grand déclin de l'esprit parmi nous, et nous voudrions supprimer la plus grande, peut-être la seule source qui lui reste [36]!

Il est à craindre que, six mois après l'acte du Parlement pour l'extirpation de l'Évangile, les fonds de la banque et des Indes-Orientales ne tombent au moins de 1 pour Et puisque c'est cinquante fois plus que la sagesse de notre âge n'a jugé à propos d'aventurer pour le salut du christianisme, il n'y a nulle raison de s'exposer à une si grande perte pour le seul plaisir de le détruire [37].

Il est pamphlétaire comme Annibal fut condottiere. Le soir de la bataille, ordinairement on se délasse: on badine, on raille, on cause, en prose, en vers; mais ce soir continue la journée, et l'esprit qui a laissé sa trace dans les affaires laisse sa trace dans les amusements.

Quoi de plus gai que les soirées de Voltaire? Il se moque; mais est-ce que dans sa moquerie vous apercevez quelque intention meurtrière?

Il s'emporte; mais est-ce que dans ses colères vous apercevez un naturel haineux et méchant? Tout est aimable en lui. En un instant, par besoin d'action, il frappe, caresse, change cent fois de ton, de visage, avec de brusques mouvements, d'impétueuses saillies, quelquefois enfant, toujours homme du monde, de goût et de conversation.

Il veut me faire fête; il me mène en un instant à travers mille idées, sans effort, pour s'égayer, pour m'égayer moi-même. Le charmant maître de maison qui veut plaire, qui sait plaire, qui n'a horreur que de l'ennui, qui ne se défie point de moi, qui ne se contraint pas, qui est toujours lui-même, qui pétille d'idées, de naturel et d'enjouement!

Si j'étais avec lui, et qu'il se moquât de moi, je ne me fâcherais pas; je prendrais le ton, je rirais de moi-même, je sentirais qu'il n'a d'autre envie que de passer une heure agréable, qu'il ne m'en veut pas, qu'il me traite en égal et en convive, qu'il éclate en plaisanteries p.

Plaise à Dieu que jamais Swift ne badine sur mon compte! L'esprit positif est trop solide et trop sec pour être aimable et gai. Quand il rencontre le ridicule, il ne s'amuse pas à l'effleurer, il l'étudie; il y pénètre gravement, il le possède à fond, il en sait toutes les subdivisions et toutes les preuves. Cette connaissance approfondie ne peut produire qu'une plaisanterie accablante.

Celle de Swift, au fond, n'est qu'une réfutation par l'absurde, toute scientifique. Par exemple, l' Art de mentir en politique est un traité didactique dont le plan pourrait servir de modèle.

Il suppose que l'âme ressemble à un spéculum ou miroir plano-cylindrique, le côté plat représentant les choses comme elles sont, et le côté cylindrique, selon les règles de la catoptrique, devant représenter les choses vraies comme fausses et les choses fausses comme vraies. Dans le second chapitre, il traite de la nature du mensonge politique; dans le troisième, de la légitimité du mensonge politique.

Le quatrième est presque tout employé à résoudre cette question: si le droit de fabriquer des mensonges politiques appartient uniquement au gouvernement? Son Art de couler bas en poésie [39] a tout l'air d'une bonne rhétorique; les principes y sont posés, les divisions justifiées, les exemples rapportés avec une justesse et une méthode extraordinaires: c'est la parfaite raison mise au service de la déraison.

Ses passions, comme son esprit, sont trop fortes. Pour égratigner, il déchire; son badinage est funèbre; par plaisanterie, il traîne le lecteur sur tous les dégoûts de la maladie et de la mort.

Un ancien cordonnier, nommé Partridge, s'étant fait astrologue, Swift, d'un flegme imperturbable, prend un nom d'astrologue, compose des considérations sur les devoirs du métier, et, pour donner confiance au lecteur, se met lui-même à prédire. Elle concerne Partridge, le faiseur d'almanachs.

J'ai consulté d'après mes règles l'étoile de sa nativité, et je trouve qu'il mourra infailliblement le 29 mars prochain, à onze heures du soir environ, d'une fièvre chaude; c'est pourquoi je l'avertis d'y songer et de mettre ordre à ses affaires [40]. White le charpentier, pour mettre des vis à la bière; puis le marbrier apportant ses comptes. John Partridge, éminent praticien en cuirs, médecine et astrologie. Swift, dans sa réponse, lui prouve qu'il est mort et s'étonne de ses injures.

J'en appelle à M. Partridge se trompe, ou trompe le public, ou veut frauder ses héritiers [41]. Swift suppose que son ennemi le libraire Curl vient d'être empoisonné, et il raconte son agonie. Un interne de l'Hôtel-Dieu n'écrirait pas plus froidement un journal plus repoussant. Les détails, établis avec la solidité de Hogarth, sont d'une minutie admirable, mais atroce. Swift, dans sa gaieté, est toujours tragique; rien ne le détend; même quand il vous sert, il vous blesse.

Jusque dans son journal à Stella, il y a une sorte d'austérité impérieuse; ses complaisances sont celles d'un maître pour un enfant. Quand je réfléchis à cela, je ne puis concevoir que vous soyez des créatures humaines: vous êtes une sorte d'espèce à peine: au-dessus du singe. Encore, un singe a des tours plus divertissants, est un animal moins malfaisant, moins coûteux; il pourrait avec le temps devenir critique passable p.

Est-ce un pareil esprit qu'apaisera la poésie? Ici comme ailleurs il est plus infortuné que personne. Il est exclu des grands ravissements de l'imagination comme des vives échappées de la conversation.

Il ne peut rencontrer ni le sublime ni l'agréable; il n'a ni les entraînements de l'artiste, ni les divertissements de l'homme du monde. Deux sons semblables au bout de deux lignes égales ont toujours consolé les plus cuisantes peines; la vieille Muse, après trois mille ans, est une jeune et divine nourrice, et son chant berce les nations maladives qu'elle visite encore, comme les jeunes races florissantes où elle a paru. La musique involontaire dont la pensée s'enveloppe cache la laideur et dévoile la beauté.

Que si ses misères le poursuivent, le souffle poétique, qui ne peut les effacer, les transforme: p. Ni Faust ni Manfred n'ont épuisé la douleur humaine; ils n'ont bu de la cruelle coupe que le vin généreux, ils ne sont point descendus jusqu'à la lie.

Ils ont joui d'eux-mêmes et de la nature; ils ont savouré la grandeur qui était en eux et la beauté qui était dans les choses; ils ont pressé de leurs mains douloureuses toutes les épines dont la nécessité a hérissé notre route, mais ils y ont vu fleurir des roses, vivifiées par le plus pur de leur noble sang. Rien de semblable en Swift: ce qui manque le plus à ses vers c'est la poésie.

L'esprit positif ne peut ni l'aimer ni l'entendre; il n'y voit qu'une machine ou une mode et ne l'emploie que par vanité ou convention. Quand, dans sa jeunesse, il a essayé des odes pindariques, il est tombé déplorablement. Je ne me rappelle pas une seule ligne de lui qui indique un sentiment vrai de la nature; il n'apercevait dans les forêts que des bûches et dans les champs que des sacs de grain. Il a employé la mythologie comme on s'affuble d'une perruque; mal à propos, avec ennui ou avec dédain.

Sa meilleure pièce, Cadénus et Vanessaest une pauvre allégorie râpée. Pour louer Vanessa, il suppose que les nymphes et les bergers plaident devant Vénus, les uns contre les hommes, les autres contre les femmes, et que Vénus, voulant terminer ces débats, forme dans Vanessa un modèle de perfection. Qu'est-ce qu'une telle conception peut fournir, sinon de plates p. Swift, qui a donné quelque part la recette d'un poëme épique, est ici le premier à s'en servir. Encore ses rudes boutades prosaïques déchirent à chaque instant cette friperie grecque.

Il met la procédure dans le ciel; il impose à Vénus tous les termes techniques. Il n'aime point la noblesse et la beauté antiques; les deux dieux deviennent entre ses mains des moines mendiants, Philémon et Baucis des paysans du Kent.

Même lorsqu'il arrive à la charmante Vanessa, sa veine coule semblable: pour la louer p. Les filles en faute entendraient souvent les louanges de Vanessa sonner à leurs oreilles. Il l'appelle nymphe et la traite en écolière! Les vers que chaque année il compose pour sa naissance sont des censures et des éloges de pédagogue; s'il lui donne des bons points, c'est avec des restrictions.

Ce peu qu'a perdu ta beauté est largement compensé par ton esprit [48]. Les rimes et le rhythme ne sont que des machines officielles, qui lui ont servi pour presser et lancer sa pensée; il n'y a mis que de la prose: la poésie était trop fine pour être saisie par ces rudes mains. Mais, dans les sujets prosaïques, quelle vérité et quelle force!

Comme cette mâle nudité rabaisse l'élégance cherchée et la poésie artificielle d'Addison et de Pope! Jamais d'épithètes; il laisse sa pensée telle p. Cette simplicité et ce naturel étonnent en des vers. Ici, comme ailleurs, son originalité est entière et son génie créateur; il dépasse son siècle classique et timide; il s'asservit la forme, il la brise, il y ose tout dire, il ne lui épargne aucune crudité. Reconnaissez la grandeur dans cette invention et dans cette audace; celui-là seul est un homme supérieur qui trouve tout et ne copie rien.

Quel comique poignant dans la Grande Question débattue! Il s'agit de peindre l'entrée d'un capitaine dans un château, ses airs, son insolence, sa sottise, et l'admiration que lui méritent son insolence et sa sottise! La dame le sert le premier, les servantes mettent le nez à la fente de la porte pour voir son habit brodé. Les curés sont près de crever d'envie. Ceci a été vuet telle est la beauté des vers une liposuccion en tunisie Swift: ils sont personnels; ce ne sont pas thèmes développés, mais des impressions ressenties et des observations amassées.

Qu'on lise le Journal d'une dame modernel' Ameublement de l'esprit d'une dameet tant d'autres pièces: ce sont des dialogues transcrits ou p. L' Histoire d'un mariage représente un doyen de cinquante-deux ans qui épouse une jeune coquette à la mode; n'apercevez-vous pas dans ce seul titre toutes les craintes du célibataire de Saint-Patrick?

Quel journal plus intime et plus âcre que ses vers sur sa propre mort? Qui est son héritier? Voilà un caprice. Toute poésie exalte, celle-ci déprime; au lieu de cacher le réel, elle le dévoile; au lieu de faire des illusions, elle en ôte. Ses grands vers traînent dans leurs plis toutes ces ordures. On sourit de voir la poésie ravalée jusqu'à cet emploi; il semble qu'on assiste à une mascarade; c'est une reine travestie en dindonnière.

On s'arrête, et l'on regarde avec ce plaisir qu'on ressent à boire une liqueur amère. La vérité est toujours bonne à connaître, et, dans la pièce magnifique que les artistes nous étalent, il faut bien un régisseur pour nous donner le nombre des claqueurs et des figurants. Heureux s'il ne faisait que dresser ce compte! Les chiffres sont laids, mais ils ne blessent que l'esprit; d'autres choses, les graisses des quinquets, les puanteurs des coulisses, et tout ce qu'on ne peut nommer restent à décrire.

Je ne sais comment faire pour indiquer jusqu'où Swift s'emporte; il le faut pourtant, car ces extrémités sont le suprême effort de son désespoir et de son génie: il faut les avoir touchées pour le mesurer et le connaître.

Il traîne la poésie non pas seulement dans la fange, mais dans l'ordure; il s'y roule en fou furieux, et il y trône, et il en éclabousse tous les passants.

Comparées aux siennes, toutes les crudités sont décentes et agréables. Chez les uns la sensualité effrénée, chez les autres la gaieté malicieuse sont des excuses; on éprouve du scandale, mais non du dégoût; on n'aime point à voir dans un homme une fureur de taureau ou une polissonnerie de singe, mais le taureau est si ardent et si fort, le singe si spirituel et si p. Puis, quelque grossières que soient leurs peintures, il s'agit chez eux des accompagnements de l'amour; Swift ne touche qu'aux suites de la digestion, et il n'y touche qu'avec dégoût et par vengeance; il les verse avec horreur et ricanement sur les misérables qu'il décrit.

Qu'on n'aille point ici le comparer à Rabelais; notre bon géant, médecin et ivrogne, s'étale joyeusement sur son fumier sans penser à mal; le fumier est chaud, commode; on y est bien pour philosopher et cuver son vin. Élevées à cette énormité et savourées avec cette insouciance, les fonctions corporelles deviennent poétiques.

Quand les tonneaux se vident dans son gosier et que les viandes s'engloutissent dans son estomac, l'on prend par sympathie part à tant de bien-être; dans les ballottements de ce ventre colossal et dans le rire de cette bouche homérique, on aperçoit comme à travers une fumée les souvenirs des religions bachiques, la fécondité, la joie monstrueuse de la nature; ce sont les magnificences et les dévergondages de ses premiers enfantements.

Au contraire, le cruel esprit positif ne s'attache qu'aux bassesses; il ne veut voir que l'envers des choses; armé de douleur et d'audace, il n'épargne aucun détail ignoble, aucun mot cru. Il entre dans le cabinet de toilette [53]il conte les désenchantements de l'amour [54]il le déshonore par un mélange de pharmacie et de médecine [55]il décrit le fard et le reste [56].

Il va se promener p. Jugez de ce qu'il voit et de ce qu'il souffre; c'est là sa beauté idéale et sa conversation badine, et vous devinez qu'il aura pour philosophie comme pour poésie et pour politique l'exécration et le dégoût. Ce fut chez sir William Temple qu'il écrivit le Conte du Tonneauau milieu de toutes sortes de lectures, comme un abrégé de la vérité et de la science.

C'est pourquoi ce conte est la satire de toute science et de toute vérité. De la religion d'abord. Il semble y défendre l'Église d'Angleterre; mais quelle Église et quel symbole ne sont pas enveloppés dans son attaque? Pour égayer son sujet, il le profane et réduit les questions de dogmes à une question d'habits.

Un père avait trois fils, Pierre, Martin et Jean; il leur légua en mourant à chacun un habit [58]les avertissant de le tenir propre et de le brosser souvent.

Le hêtre a sur la tête une très-galante perruque, et il n'y a pas de plus joli justaucorps blanc que celui du bouleau. C'est l'habit qui fait l'homme, et lui donne la beauté, l'esprit, le maintien, l'éducation, l'importance. Si certains morceaux d'hermine et de fourrure sont placés en un certain endroit, nous les appelons un juge; de même une réunion convenable de linon et de satin noir se nomme un évêque [60].

Cette distinction fut à l'instant approuvée de tous. Cette invention fut hautement approuvée. Là-dessus ils se mirent à scruter le manuscrit et trièrent le premier mot: shoulder ; mais la même planète, ennemie de leur repos, fit ce miracle qu'un K fut p. C'était-là une grosse difficulté. Cependant le frère aux distinctions, maintenant qu'il avait mis la main à l'ouvrage, prouva par un très-bon argument que K était une lettre moderne, illégitime, inconnue aux âges savants, et qu'on ne rencontrait dans aucun ancien manuscrit.

Là-dessus, les frères, consultant le testament de leur père, trouvèrent à leur grand étonnement, ces paroles: Itemj'enjoins et ordonne à mesdits trois fils de ne porter aucune espèce de frange d'argent autour de leurs susdits habits. Un des frères ne goûta pas cela à cause de cette épithète d'argentqui, dans son humble opinion, ne pouvait pas, du moins en langage ordinaire, être raisonnablement appliquée à un manche à balai; mais on lui répliqua que cette épithète devait être prise dans le sens mythologique et allégorique.

Néanmoins il fit encore cette objection: pourquoi leur père leur aurait-il défendu de porter un manche à balai sur leurs habits, avertissement qui ne semblait pas naturel ni convenable? Ses frères, traités en valets, finissent par s'enfuir; ils rouvrent le testament, et recommencent à comprendre la volonté de leur père; Martin, l'anglican, pour réduire son habit à la simplicité primitive, découd point par point les galons ajustés dans les temps d'erreur, et garde même quelques broderies par bon sens, plutôt que de déchirer l'étoffe.

Jean, le puritain, arrache tout par enthousiasme, et se trouve en loques, envieux de plus contre p. Il entre alors dans la secte des éolistes ou inspirés, admirateurs du vent; lesquels prétendent que l'esprit, ou souffle ou vent, est céleste, et contient toute science.

Car d'abord il est généralement reconnu que la science enfle les hommes, et de plus ils prouvaient leur opinion par le syllogisme suivant: les mots ne sont que du vent, et la science n'est que des mots; ergo la science n'est que du vent. Or ce vent ne devait point être gardé sous le boisseau, mais librement communiqué à l'espèce humaine. Par ces raisons et d'autres de poids égal, les éolistes affirmaient que le don de roter est l'acte le plus noble de la créature raisonnable.

Elle est un manteau raisonnable, utile, politique, mais quoi d'autre? Comme une brosse trop forte, la bouffonnerie a emporté l'étoffe avec la tache.

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Swift a éteint un incendie, je le veux, mais comme Gulliver à Lilliput: les gens sauvés par lui restent suffoqués de leur délivrance, et le critique a besoin de se boucher le nez pour admirer la juste application du liquide et l'énergie de l'instrument libérateur.

La religion noyée, il se tourne contre la science: car les digressions dont il coupe son conte pour contrefaire et railler les savants modernes sont attachées à son conte par le lien le plus étroit. Le livre s'ouvre par des introductions, préfaces, dédicaces et autres appendices ordinairement employés pour grossir les livres, caricatures violentes accumulées contre la vanité et le bavardage des auteurs. Il se dit de leur compagnie, et annonce leurs découvertes. Admirables découvertes!

Ce profond traité contient tout le secret de la métempsychose, et développe l'histoire de l'âme à travers tous ses états.

Peut-on voir une plus cruelle parodie des interprétations forcées? Seulement Pausanias cache adroitement son idée sous l'allégorie suivante: que les Naupliens à Argos apprirent l'art d'émonder leurs vignes, en remarquant que lorsqu'un âne en avait brouté quelqu'une, elle profitait mieux et portait de plus beaux fruits [65].

Hérodote, précisément avec les mêmes hiéroglyphes, parle bien plus clairement et presque in terminis ; il a eu l'audace de taxer les vrais critiques d'ignorance et de malice, et de le dire ouvertement, car on ne peut trouver d'autre sens à sa phrase: que dans la partie occidentale de la Libye, il y a des ânes avec des cornes [66].

Swift a le génie de l'insulte; il est inventeur dans l'ironie, comme Shakspeare dans la poésie, et ce qui est le p. Il flagelle la raison après la science, et ne laisse rien subsister de tout l'esprit humain.

Avec une gravité médicale, il établit que de tout le corps s'exhalent des vapeurs, lesquelles, arrivant au cerveau, le laissent sain si elles sont peu abondantes, mais l'exaltent si elles regorgent; que, dans le premier cas, elles font des particuliers paisibles, et dans le second de grands politiques, des fondateurs de religions et de profonds philosophes, c'est-à-dire des fous, en sorte que la folie est la source de tout le génie humain et de toutes les institutions de l'univers.

C'est pourquoi on a grand tort de tenir enfermés les gentlemen de Bedlam, et une commission chargée de les trier trouverait dans cette académie beaucoup de talents enfouis capables de remplir les plus grands postes dans l'armée, dans l'État et dans l'Église.

Que les sages et dignes commissaires inspecteurs lui donnent un régiment de dragons et l'envoient en Flandre avec les autres. À quelle valeur ne monteraient pas toutes p. Je ne veux pas insister minutieusement sur le grand nombre d'élégants, de musiciens, de poëtes, de politiques, que cette réforme rendrait au monde.

Quel rire de fou, et quel sanglot dans cette gaieté rauque! Que lui reste-t-il, sinon à égorger le reste de l'invention humaine? Qui ne voit ici le désespoir d'où est sortie l'académie de Laputa? N'y a-t-il pas un avant-goût de la démence dans cette intense méditation de l'absurde? Ici, son mathématicien, qui, pour enseigner la géométrie, fait avaler à ses élèves des gaufres où il a écrit ses théorèmes; là, son moraliste, qui, pour mettre d'accord les partis politiques, propose de fendre les cervelles ennemies et de recoller la moitié de l'une avec la moitié de l'autre; plus loin, son économiste qui distille les excréments pour les ramener à l'état nutritif!

Swift a sa loge à côté d'eux, et il est de tous le plus misérable, car il nourrit comme eux son esprit d'ordures et de folies, et il en a de plus qu'eux la connaissance et le dégoût.

Tout son talent et toutes ses passions se sont amassés dans ce livre; l'esprit positif y a imprimé sa forme et sa force. Rien d'agréable dans la fiction ni dans le style; c'est le journal d'un homme ordinaire, chirurgien, puis capitaine, qui décrit avec sang-froid et bon sens les événements et les objets qu'il vient de voir; nul sentiment du beau, nul apparence d'admiration et de passion, nul accent. Banks et Cook racontent de même.

Swift ne cherche que le vraisemblable et il l'atteint. Son art consiste à prendre une supposition absurde et à déduire sérieusement les effets qu'elle amène. C'est l'esprit logique et technique d'un constructeur qui, imaginant le raccourcissement ou l'agrandissement d'un rouage, aperçoit les suites de ce changement et en écrit la liste.

Tout son plaisir est de voir ces suites nettement et par un raisonnement solide. Il marque les dimensions et le reste en bon ingénieur et statisticien, n'omettant aucun détail trivial et positif, expliquant la cuisine, l'écurie, la politique: là-dessus, sauf de Foe, il n'a pas d'égal.

La machine à aimant qui soutient l'île volante, le transport et l'inventaire de Gulliver à Lilliput, son arrivée et sa nourriture chez les chevaux font illusion; nul esprit n'a mieux connu les lois ordinaires de la nature et de la vie humaine; nul esprit ne s'est si strictement p. Mais quelle véhémence sous cette sécheresse! Que nos intérêts et nos passions semblent ridicules, rabaissés à la petitesse de Lilliput, ou comparés à l'énormité de Brodingnag?

Qu'est-ce que la beauté, puisque le plus beau corps regardé avec des yeux perçants paraît horrible? Les trois quarts de nos sentiments sont des sottises, et l'imbécillité de nos organes est la seule cause de notre vénération ou de notre amour.

La société rebute encore plus que l'homme. À Laputa, à Lilliput, chez les chevaux, chez les géants, Swift s'acharne contre elle, et n'est jamais las de la bafouer et de l'avilir. Pour expliquer, interpréter et appliquer les lois, on choisit ceux dont le talent et l'intérêt consistent à les pervertir, à les brouiller et à les éluder. Un homme de loi est un menteur à gages, habitué par vingt ans de chicanes p. Un ministre est un entremetteur qui, ayant prostitué sa femme ou clabaudé pour le bien public, s'est rendu maître de toutes les places, et qui, pour mieux voler l'argent de la nation, achète les députés avec l'argent de la nation.

À Laputa, il oblige tous ceux qui se présentent devant lui à ramper sur le ventre, léchant la poussière du parquet. Toutefois, pour rendre justice à la grande clémence de ce prince et au soin qu'il prend de la vie de ses sujets en quoi les monarques d'Europe devraient bien l'imiteril faut remarquer, à son honneur, que des ordres sévères sont toujours donnés après de telles exécutions, pour faire bien laver la partie empoisonnée du parquet.

Je l'ai entendu moi-même donner ordre de fouetter un de ses pages, qui avait été chargé pour cette fois de faire laver le parquet, et qui malicieusement p. Par cette négligence, un jeune seigneur de grande espérance, qui venait à une audience, avait malheureusement été empoisonné, bien que le roi à ce moment n'eût aucun dessein contre sa vie; mais cet excellent prince eut la touchante bonté de remettre le fouet au pauvre page, à condition qu'il promettrait de ne plus jamais recommencer sans un ordre spécial [69].

Toutes ces fictions de géants, de pygmées, d'îles volantes, sont des moyens de dépouiller la nature humaine des voiles dont l'habitude et l'imagination la couvrent, pour l'étaler dans sa vérité et dans sa laideur. Il reste une enveloppe à lever, la plus trompeuse, la plus intime. Il faut ôter cette apparence de raison dont nous nous affublons.

Il faut supprimer ces sciences, ces arts, ces combinaisons de sociétés, ces inventions d'industries dont l'éclat éblouit. Quel spectacle! Je vis plusieurs animaux dans un champ, et un ou deux de la même espèce perchés sur des arbres.

Leur corps était singulier et difforme, leurs têtes et leurs poitrines étaient couvertes d'un poil épais, quelquefois frisé, d'autres fois plat; ils avaient des barbes comme les chèvres et une longue bande de poil tout le long de leurs dos et sur le devant de leurs pieds et de leurs jambes; mais le reste du corps était nu [70]Les femelles avaient de longs cheveux plats sur la tête, mais non sur la figure, ni rien sur tout le reste du corps qu'une sorte de duvet.

Leurs mamelles pendaient entre leurs pieds de devant, et souvent, lorsqu'elles marchaient, touchaient presque à terre. En somme, dans tous mes voyages, je n'avais jamais vu d'animal si repoussant, ou contre qui j'eusse conçu naturellement une si forte antipathie [71].

Selon Swift, tels sont nos frères. Il trouve en eux tous nos instincts. Ils se haïssent les uns les autres, p. S'ils rencontrent une vache morte, quoiqu'ils ne soient que cinq, et qu'il y en ait pour cinquante, ils s'étranglent ou s'ensanglantent; voilà l'image de notre avidité et de nos guerres.

To dry, Pour sefaire sicher. So affected, translate: Affected so much. To take breath, Pour reprendre haleine.

On the following morning, translate: The following morning. Refused to let them in, Refusa de les laisser entrer. To the roof, Sur le toit. Knowing the day and the manner of his arrival Sachant quel jour et de quelle manie're il arriverait. IAGN To have some good sport, S'amuser bien. To fight a duel, Se battre en duel. To brand with, Fle'trir de. Judge by appearances, Juger sur les apparences. He took no notice of it, II ne s'en preoccupa pas.

To hasten home, Se hater de rentrer chez soi. Some of the company, translate: Some persons of the company. To produce from, Faire sortir de. In mask, Masque. To know something more of him, En savoir davantage sur son compte. Something of importance, Quelque chose d'important To live cheaply, Vivre d bon marchi. May be successful, Peut reussir. Addressed them in a most animating speech, Leur adressa la harangue la ptus entrainante. Preparations for departure, Prfparatifs de depart.

To run up a wall, Faire e'lever un mur, or une muraille. Which is all we shall want, Ce Gui est tout ce dont nous aurons besoin. Wishing them good sport, Leur souhaitant bonny chasse. A short time ago, II y a peu de temps. My duty is to see them executed, Mon devoir est do 8es exrecuter. I- am sorry to, Je regrette de. What is the meaning of this?

Que veut dire cela? In care of, Aux soins de. Taken its origin, lire son origine. What had become of him? Ce qu'i e'tait devwn. On the occasion, A cette occasion.

PAGE She had recognised him by, Elle ravait reconnu a. By making them happy, translate: By rendering them happy. To discharge a servantCongqdier.

To entertain more philanthropic sentiments, D'avoir 2a ravenir des sentiments plus philanthropigues. In the country da la campagne. Finding the winter approach, translate: Seeing combleur rides du front intertropical winter approach.

And boasted how he had, Et se vanta de lafafon dont ii avait. Which promised success, Quiparaissait devoir rkussir. At the same time, En meme temps. About five o'clock, Vrers cing heures. Here, take care of- my horse, Tenez I ayez soin de morm cheval. Xiii Ay, ay, Eh I eh I Your accommodation will be very good, Je serai tres bien ici. They let him remain, Ils Ze laisserent tranquille. To be assembled, S'e'tre rassemble.

To have to beg pardon of, Devoir demander pardon a. We are not such fools, Nous ne sommes pas sifota. I will let you have it, Je vous la cederai. One only was wanted, II n'enfa7lait qu'un. And finding him to be a slave, Et voyant que c'etait un esclave. Sank to rise no more, Coula pour ne plus reparattre. In your turn, 2 votre tour. With such evidence, Devant une te7le evidence. As if ready to take away, Tout pret d emporter.

Drunken lethargy, Ivresse s. PAOG To have charge of, etre charge de. To have a thing cried, Faire crier une chose. Which he did, translate: That which he did. To establish a claim to, Reclamer.

When hard at my study, translate: While Iwas hard at my study. Finding what he had, translate: Discovering what he had. To keep in conversation, Faire causer. To the amusement of, Au grand plaisir de. They contrived to take out the cat, Ius imagineremn d'enlever le chat. You stupid fellow, imbecille. Secretary to, Secre'taire de.

A relief from solitude, Ufn-soulagement d la solitu4 - To be released from prison, etre mise en libertY.

Restored him to favor, Lui rendit safaveur. For a doctor's degree, Au doctorat. To qualify an ass for a doctor's degree, Mettre un dne en etat de passer un examen de docteur. To make him a doctor, En faire un docteur.

With his face to the tail, La figure tourn'e vera la queue. Bid her, Lui dit. About her own age, Qui pouvait avoir le meme dge qu'elle. And in whispers mingled with sobs, Et bien bas, d'une voix entrecoupe'e par les sanglots.

Without the means of obtaining, Privee des moyens de se procurer. Falling off, Tombant a terre. On one of these occasions, In one of these occasions.

How is it, Comment se fait-il. The one next, Celui gui etait d co6t de lui. At the same time, En mlme temps. In the court, Dans la salle d'audience. In this place, a cette place, or, ici. She considered him the greatest, translate: She con. Who remained ignorant of, Qui n'eitpas connaissance de. A puppy, Tout petit. To ask alms of the charitable, Demander raum6ne. To the lowest degree, Au plus haut degre litera'lly: to the highest degree. It was now the depth of winter, On etait au coeur de Uhiver.

H — Her courage failed her, Le courage lui mangua, or, son courage l'abandonna. A lie will not choke you, translate: A lie does not choke you. In despair, Au desespoir. Before my face, En ma presence. One at each end, Chacune a un bout. Most gladly, most joyfhlly, De tout mon cwur, avec 74 plus grande joie. To restore to happiness, Rendre au bonhw. The Scholar's Answer, The Dog's Will.

Virtue in Humble Life. Integrity of a Soldier. A king of Northumberland, named Anlaff, hav. The two armies met and prepared for battle, and Anlaff, wishing to learn the strength and the arrangements of his adversary, disguised himself as as harper and went into Athelstan's camp. Having played on' his harp from tent to tent, he was at length conducted to the royal pavilion. The king shorty maigrir urgent so well pleased with' his music that, on his departure, he gave him a handsome recompense.

This excited suspicion in a soldier who observed him, and on' approaching he recognised him notwithstanding his disguise. As soon as he was gone the soldier presented himself before Perte de poids femme ventre, and said, "Sire, the harper who has given' you so much pleasure, and whom you have rewarded so handsomely, is no other than Anlaff, your mortal enemy.

This attack brought on a general battle, which ended in the total defeat of Anlaff and his followers. On devant un participe present se traduit en in. It appears that when this celebrated author was at school, though very laborious, his intelligence was not brilliant, and his great success in after rifel was owing to' his indefatigable perseverance. The following anecdote is found in his Autobiography' lately published.

Day came after day,' and still he kept his place: till at length I observed that, when a question was asked him, he always fumbled with his fingers at a particular button on the lower part6 of his waistcoat while seeking an answer.

I thought therefore' if I could remove the button slily, the surprise at not finding it might derange his ideas at the next interrogation of the class, and give me a chance of taking him down'. The button was therefore removed without In after-life, plus tard dans la vie. Of taking him down, de le faire descendre, de ie supplanter. Great was my anxiety to know the success of my measure, and it succeeded but too well.

Disconcerted, he looked down'; the talisman' was gone, his ideas became confused, he could not reply. Darke county fair rides seized the opportunity, answered the question, and took his place, which he never recovered, nor do I believe' he ever suspected the author of the trick.

Calories in eggs royale

Frequently have I resolved to make him some amends' by' rendering him a service; but an opportunity did not present itself, and I fear I did not seek one with as much ardour as I sought to supplant him at school. To make amends, faire dedommagement, didommager. The Jews, since their dispersion, have been fre. John of England, being much in want' of money and knowing that many of the Jews in his kingdom were very rich, taxed them very heavily, and threw them into prison, to remain there till'they would pay.

Several of them gave all they possessed; but the king was not satisfied, believing they had yet money concealed: he therefore ordered them to be tortured until they would acknowledge it. Some were deprived of an eye, and one in particular', from whom a sum of ten thousand marks was demanded, was treated with yet greater cruelty. The king ordered that one of his teeth should be pulled out every day till he paid the money. The Jew, not being disposed to reduce himself to poverty, resisted during a whole week, and thus lost seven of his teeth; but, unable to bear the'To be in want, avoir besoin.

Till or until devaut un verbe a un mode personnel, c'est-A dire un verbe peigne volume cheveux bouclés un sujet, se traduitjusqu'd ce que, et alors le verbe doit etre au subjonctif. No one' need fear punishment unless he deserve it.

Louis was fond of chemistry, and ordered the Italian to prepare the composition, and to make the necessary experiments on a certain day in his presence. It was done, and every thing succeeded according to the wishes of Poli, who then observed' to the king that J Longer, plus longtemps. In the battle of Terbillen, between the Swedes and Frederick William, Elector of Brandenburg, who semaine de repas pour maigrir 2014 afterwards king of Prussia, an officer of the staff' observing that the prince rode a white horse, and that it rendered him conspicuous to the enemy, requested him to change horses with him.

Frederick refused at first, saying he fea'ed no danger; but the officer insisting that; he ought to preserve his life, as the fate of the battle, and perhaps that of the whole army, depended' on his presence, he at length consented, and the officer had scarcely mounted the white charger when a t, suljet d'un verbe, se traduit,lorsqu'il peut etre remplac6 en Anglais par this ou that sans changer la signification, ce devant le verbe etre to be.

Staff, itat major. To depend on, dWpendre'de. Thus the life of the prince was saved by the loyal attachment of his officer, who preserved it at the expense of his own. A Mystery cleared up'. A few years ago' some persons were travelling in a stage-coach towards London, and at the approach of night they began to express their fears of being attacked by highwaymen. One gentleman said he had ten guineas about him' and did not know where to hide them for safety.

A lady who sat next to him in the coach advised him to conceal them in his boots, which he immediately did. The astonished traveller was obliged to submit, and lost his money; but as soon as' the robber "Cleared up," kclaircz.

She acknowledged that appearances were against her, but added that if the travellers would all do her the honour to dine with her on' the following day, she would explain, to their satisfaction, her con.

They consented, and after' partaking' of a magnificent dinner, the lady conducted them to the drawing-room, where, showing a pocket-book' she said, " There is an apology for my conduct of last night; it contains bank-notes for several hundred pounds.

La preposition apres after gouverne le verbe a l'Infinitifpasse; en in, by, on gouverne le verbe au Participe present; toute autre preposition le gouverne a l'infinitif present. Les substantifs numeraux se forment en ajoutant la termlnaison aine au nombre cardinal, dans ce cas l'e muet qui termine certains nombres cardinaux se supprime. Les substantifa nlmeraux prennent la preposition de devant leur complnwent.

I therefore beg that, to make you amends' for your loss and vexation, you will accept one of a hundred pounds No excuses', sir, for I consider myself fortunate in saving the others at that price. Diamond cut Diamond'. A gentleman of Oliver Cromwell's domestic establishment had conceived a great affection for the Protector's youngest daughter; the young lady liposuccion le havre prix not discourage him, and at length he proposed a secret marriage, as there was no hope of obtaining her father's consent.

A person, having discovered the secret, communicated it to Cromwell, who gave him orders to watch, and to let him know' the next time the gentleman and his daughter should be together. This happened on Voyez page 12, note 7. To let know, faire savoir, communiquer. The Protector in a fury demanded an explanation of his conduct, and the other with great presence of mind replied, "May it please' your highness, I have a great affection for your daughter's chamber-maid; but she refuses to give me her hand; so, thinking this young lady had great influence over her, I was soliciting that she would intercede for me.

I see how it is -a little coquetry; go call me the chaplain. To marry se traduit 4pouser ou se marier en parlant des par. II se traduit marier, seulement botox pour cheveux long wavy parlant du ministre ou du magistrat qui unit les 4poux, ou des parents qui donnent leur fils ou leur fille en mariage. Le verbe se marier regit la preposition d ou avec quand il a un complement de pcrsonnes.

White and the chamber-maid. The Cunning Cutler. There is at London, in a place called Charing. Premier ' on horseback'. After the revolution and the decapitation of that monarch, the statue was taken down4 and sold to a cutler, who undertook to demolish it.

He immediately manufactured great numbers of knives and forks with bronze handles, and exposed them in his shop as the produce of the statue which was supposed to have been melted. They were so rapidly bought, both by the friends and enemies of the late monarch, I To marry, marier, voyez page 19 3. Dans tout autre cas ce sont les nombres cardinaux qu'il faut employer. Soon after the Restoration, it was proposed tc erect a new statue to the memory of the unfortunate king: the cutler, hearing' of this, informed the government that he could spare them' the trouble and expense of casting a statue, as the old one was yet in his possession, and that he would sell it to them at a moderate price.

The bargain was concluded, and the statue, which he had secretly preserved, was re-elevated on the pedestal at Charing-cross, where it now stands. Abstraction, or Absence of Mind. Among the many curious examples of absence of mindithat is to say, of the mind being so intensely occupied by one subject, as to be insensible to surrounding objects,w e have the following laughable one' of the celebrated English philosopher, Newton. To retire from ibusiness, se retirer des affai?

To hear of, entendre parler de. Being one morning deeply engaged in the study of some difficult problem, he would not leave it to go and breakfast with the family. His housekeeper, however, fearing that long fasting' might make' him ill, sent one of the servants into his closet, with an egg, and a saucepan of water.

The servants was told to boil4 the egg, and stay while her master ate it; but Newton, wishing to be alone, sent her away,5 saying he would cook it himself. The servant, after6 placing it by the side of his watch on the table, and telling him to let it boil three minutes, went out; but fearing he might forget, she returned soon after, and found him standing by the fire-side, with the egg in his hand, his watch boiling in the saucepan, and he quite unconscious of the mistake he had committed.

Long fasting, jeiiner longtemns; long jeftne. Le verbe to make se traduit rendre dans le sens de to render. Quand le verbe dire est employe passivement en anglais dans uin sens indefini, c'est'a dire, sans mentionner par qni la chose dont on parle a 6te dite, il faut faire usage de la forme active en franqais avec 1e pronom on one, people, they, we, somebody pour sujet.

Ex: it is said, on dit; I was told, on0 m'a dit. The name of John does not appear to have been in favour, either in the royal families of England or of France, as we find but one monarch of that name in each of those countries, unless we reckon the John who reigned but four days in France, from the 15th to the 19th' of November The characters of the other two Johns were very opposite to each other.

John of England was cruel, vindictive, rapacious, and cowardly; and during a reign of nearly. John of France, on the contrary, whose reign was nearly as long from tooccupied himself so much about the welfare of his people, that he acquired the surname of the Good.

John after fighting' heroically at the battle of Poitiers, had the misfortune to be made prisoner by the English. He was taken' to London, where he remained until4 a treaty was signed by which he En mentionnant les dates en Franqais, on emploie les nomo res cardinaux, excepte pour le premier jour du mois. The king was then set at liberty, and returned to France, leaving the dukes of Anjou and Berry, his sons; the duke of Orleans, his brother; and the duke of Bourbon, his cousin, as hostages for the payment of the ransom.

Some difficulties having arisen' as to the execution of the treaty, the princes obtained permission to go overl to Calais on parole', saying they should be better able to explain and terminate the differences there than-in England. The duke of Anjou, however, violated his parole, and fled' to Paris. John, highly displeased at such want of faith', immediately returned to London, and delivered himself prisoner to Edward king of England saying, "If honour is banished from every other place, it ought to remain sacred in the breast of kings.

To go again, retourner. On parole, sur parole. To flee, s'enfuir. His body was sent to France with a splendid retinue, and buried at the Abbey of St. Denis, which is the general burialplace of the French monarchs, as Westminster Abbey and Windsor Castle are for the sovereigns of England. Desperate Patriotism During the wars of Napoleon in Spain, a regiment of the guard of Jerome, ex-king of Westphalia, arrived under the walls of the monastery of Figueiras.

The general sent a message to the prior to demand refreshment' for his officers and men. The prior replied, that the men would find good quarters in the town, but that he and his monks would entertain the general and his staff'. About an hour afterward a plentiful dinner was served; but the general, knowing by experience how necessary it was for the French to be on their guard when eating and drinking with Spaniards, invited the prior and two of the monks to dine with him.

The invitation was accepted in such a manner' Refreshment, des vivres. The School-boy and the Bunch of Grapes. A school-boy who had just' returned from church, where he had heard the minister publish the bans of marriage, had occasion to pass through the To sit down, s'asseoir, se mettre. Think ing' himself unobserved, he took a bunch, and approaching it to his mouth, repeated"I publish the bans of marriage between this bcunch of grapes and my mouth; if any one can show cause why' they should' not be united, let him speak now or ever after hold his peace4.

To show cause why, faire connaitre une cause pour la quelle idiome. Les lignes en italique contiennent la formule de la publication des bans de mariage en Angleterre. A man and his wife named Lambrun had been many years in the service' of Mary Stuart, and were sincerely attached to her. The tragical death of that unfortunate princess had such an effect on the husband that he did not long survive her, and the widow, Margaret Lambrun, resolved to revenge, upon queen Elizabeth, the death of two persons so Urchin, petit polisson, dr6le, galopin, espiegle.

What was the matter, de quoi il s'agissait, quelle stait l'affait. To enter on the matter, entrer en matiere. To show, faire connaitre, voyez page 27 '. To be in the service, etre au service. She therefore' disguised herself in man's clothes', bought a brace of pistols, and went to London. Soon after, when the queen appeared in public, Margaret endeavoured to make her way' through the crowd in order to' shoot her; but one of the pistols fell, and she was immediately appre hended.

The queen, being informed of the circumstance, ordered the man to be brought before her, and said to him, " Well, sir, who are you, and why do you seek to kill me? She therefore disguised herself traduisez: therefore she disguised herself. Interested Attentions. A gentleman at London having been confined to his bed during a long time by a dangerous illness, was informed by his servants that a person, whom they did not know, came almost every day, and inquired after' his health with an appearanme of great interest.

The gentleman told his footman to thank him for his polite attention the next time he should call' and to ask him for his card. He did so'; but judge the surprise of the master on reading' when the card was presented to him:' To trust, sefier.

Black, Undertaker,' Funerals Furnished. The following' day the death-hunter' came, and received better news than he had yet heard; he followed the footman into a dark room, where one of the servants was stretched out', covered with a sheet. Voyez page 27 6. Leaped up, se redressa.

Scarce Articles. George I. To put forth, metire en avant, avancer. Change one's mind, changer d'avis. T To be hungry, avoirfaim idiome. The king smiled, and bade the postilions drive on, telling the landlord, " qu'il donm nait ses oeufs pour avoir des boeufs4.

King Alfred, who ascended the throne of England inand who, like Charlemagne, by his magnanimity and wise government, acquired the title of the Great, was a prudent economiser of time, well knowing that a moment lost can never be recovered.

Alfred wished to divide the day into equal portions, in order to appropriate a certain space of time to the accomplishment of the different objects be had in view.

I To make the most of, profiter de. This was not an easy matter', as clocks were at that time nearly unknown in Europe, and quite so2 in England. It is true that in fine weather' the flight of time could be marked, in some degree, by the course of the sun; but in the night, and when the sun was hidden by clouds, there were no means ofjudging.

The king, after much reflection, and many ex. On each of these candles he marked twelve divisions or inches, so that he knew nearly how the day was going, as the consumption of each candle marked the expiration of a sixth part, or about four hours, and each division or inch denoted the lapse of twenty minutes. By these means Alfred obtained what he desired, an exact admeasurement of time; and the improvements which took place' during his reign show that 1 Not an easy matter, pas un chose facile.

Look on2 your watch, and there you may survey, How gliding life3 steals silently away, And, mindful of its short determined space, Improve the flying moments as they pass. Cross Questions4. Frederick the Great paid' so much attention to his regiments of guards, that he knew personally every one of the soldiers. Whenever he saw a fresh one', he used to put' the three following questions to him.

To put a question, traduisez: to make a question. Prussian service, and Frederick, on seeing' him, put the usual questions. The soldier had learned the answers, but in the same order as the king generally interrogated.

Unfortunately, on this occasion Frederick began by the second question, " How long have you been in my service? Les frangais emploient le verbe avoir to have au lieu de etre to be en parlant de I'Age, et de l'effet produit sur les personnes et les animaux par la chaleur, le faim, la soif, la peur, et la honte. Ils disent aussi avoir tort ou raison pour to be right or wrong. Thou art warm, Tu as chaud.

He is hungry, II a faim. She is thirsty, Elle a soif. We are ashamed, Nous avons honte. You are ten years old, Vous avez dix ans. They are wrong, Ils ont tort. They are right, Elles ont raison. Return the watch instantly to the owner. While the English were erecting the Eddystone light-house, which stands on a rock in the Channel', a French privateer took the workmen and carried them to France, where they were put into prison. Some time after, Louis XIV. Saint pere, traduction litterale de holy father, ne se dit ordinairement que du Pape.

To be set at liberty, etre mis en liberti " At war," en guarre. The light-house was completed, and has saved hundreds' of vessels from wreck. Excessive Politeness. Queen Elizabeth was once making a journey in England; and on her approaching' the city of Coventry, the mayor, with a numerous cavalcade, went out to meet' her. On their return' they had to pass through a wide brook, and the mayor's horse, being thirsty7, attempted several times to 1 "A benefit to," traduisez a benefit for.

Dans ce cas on supprime l'e muet qui termine certains nombres cardinaux. The queen observing it, said to him, "Pray, Mr. Mayor, permit your horse to drink.

An ambassador from the emperor Charles the Fifth menu dun regime sans sel fromage Soliman, emperor of the Turks, being invited to an audience of that monarch, perceived on his arrival that seats had been placed for all but him, and that he was left standing by the Turks, for the purpose of' showing' their indifference towards his nation.

He immediately, and with great sang-froid, took off his cloak, folded it up and sat down upon it. When the audience was finished, the ambassador rose and took his leave' without paying' the least attention to his cloak.

An officer called to him, saying, "Sir, you have forgotten your cloak. The emperor Charles IV. Air pousse cheveux crépus is Sure, though sometimes Slow. The Grecian poet Ibicus, who lived about' five hundred and forty years before Christ, was attacked, 1 To carry about, porter. While the robbers were killing him he perceived a flight of cranes in the air, and cried out-"O cranes, you will one day bear witness against my murderers!

They were consequently taken, and, being put to the torture, confessed their guilt, and received their merited punishment. The Scholar's Answer. A professor of rhetoric was one day reading to his pupils a funeral sermon' on Marshal Turenne, by Flechier. One of the scholars, being struck with the beauties of the composition and the force of the expressions, said ironically to one of his X There go, voila.

I " A funeral sermon," oraison funebre. Leariing and Riches. A rich man, it is said2, once asked a learned man what was the reason that scientific men were so often to be seen' at the doors of the rich, though rich men were very rarely seen at the doors of the learned.

A boy who was very idle, and would never rise early in the morning to study, was frequently scolded by his father for his laziness, and, like many boys who think4 themselves very clever, would argue instead of obeying. Voir page 17 3. One day his father went to his bed-room, and calling him, said, "Look here, you lazy fellow!

See what your brother Thomas has found by rising' early this morning;"-showing a purse of money that Thomas had picked up near the street-door. When Louis XI. Some time after the accession of this prince to the throne of France, the peasant presented him an extraordinary beetroot, the production of his garden. Louis, to' reward the poor man for his attention, and to show 1 ", Look here, you lazy fellow! That sous-entendu en anglais doit s'exprimer en frangaia To go home to bed, rentrer se coucher.

The village squire, on hearing' of the peasant's good luck, thought if he gave a good horse to the king, his fortune would be made. Louis thanked him for his polite attention, and ordered one of his pages to fetch the beet-root. When it was brought, he presented it to the squire, saying, " Sir, as you seem to be an admirer of the works of nature, I beg you to accept one of its extraordinary productions. Regimen legal de las empresas en mexico paid a thousand crowns for this root, which cannot be matched', and Regime 5kg 1 semaine am happy to have so good' an opportunity of rewarding your disinterested loyalty.

A person had a poodle dog so intelligent that he was frequently sent on errands6; they used to write 1 To hear of, entendre parler de, ou apprendre. One day, the servants wished to have some sport with him, and writing an order for three pounds of live eels, sent poor Fidtele to fetch them, one of the servants following at some distance.

The eels were put into the basket, and the poor dog trotted off with them; but he had not gone far, when he saw some of them slipping over the edge; he set the basket down', and tapping them with his paw, made them go in: he then took up his load, and set off towards home. In a few moments2 several of the eels were on the pavement, and poor Fidele, beginning to sortes dimplants mammaires enraged, took them up in his mouth, shook them well, and put them again into the basket, which' was scarcely done, when others had crawled out.

At length, quite out of patience', he put down the basket, and taking the eels one by one between his teeth, bit them till' they were incapable of crawling out; after which he took' them home, but from that day would never more go to market. To set down, poser ou mettre ca terre. To take, employa5 pour to carry, se traduit porter. Another dog, named Black-Muzzle', had been tamught to go on errands', and was sent one day to the pastry-cook's, to fetch some patties in an open basket.

On his return' he was followed by a dog that put his nose into the basket, and took out a patty. Black-Muzzle, to revenge the insult, put down the basket, and attacked the dainty robber. The noise of the combat soon attracted other dogs, and they also fell on the contents of the basket. Black-Muzzle, seeing there was no means of saving the patties, left off fighting, and in order not to lose his share of the patties, began to devour, as quickly as possible, what yet remained of them.

The Lucky Fall. An architect who was superintending the construction of a public building, slipped from the scaffold, an. The unfortunate man brought an action' against the architect to obtain compensation for the loss of his arm. It was proved on the trial' that the accident had deprived him of the means of getting his bread; but the judges could not decide upon4 punishing the architect for the effects of an unfortunate accident.

The counsellor for the defendant said that he could see but one method of rendering strict justice, which was that the plaintiff should go up' the scaffold to the same place whence the defendant had fallen, and that the latter should be obliged to stand in the place where the former was passing, who should then fall from the scaffold upon him. This arrangement was not approved of' by the plaintiff, but the architect, to make him some amends', gave him the place of porter at his house.

At length the poor animal became old and died, and the master, in memory of his fidelity, buried him at the end of his garden, which was near the church. The magistrate sent for him, reproached him with' his impiety, and threatened to accuse him before the ecclesiastical court.

The gentleman began to be alarmed, but recollecting himself', he said to To save one from drowning, empecher quelqu'un de se nwyer D i d'etre noyg, ou encore, retirer de l'eau. It would be tiresome to relate to you the history of the faithful creature, but the last act of his life will convince you of his extraordinary intelligence: would you believe it, sir, that he made a will, and among other things, has left you a hundred pounds, which I now bring you?

A farmer once sent his daughter with a considerable sum of money to" pay the rent of his farm to the landlord, who lived at about a league's distance. On the way she was overtaken by a countryman in Traduisez: an intelligence almost human.

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He said he was going to the same place, and that he would show her a nearer way than by the high-road. She went with him, and after walking' some time they arrived at a by-place' where there was a deep well. The countryman then told her to give him the money immediately, or' he would throw her into the well.

The poor girl, frightened out of her wits,4 begged him not to ill-treat her, and was preparing' to give him the money, when the robber, thinking he heard a noise, turned round' to see what it was, and the poor girl, with great presence of mind, immediately ran upon him with all her strength, and pushed him into the well.

Alarmed at what she had done, she ran directly to the nearest village to seek assistance to draw the countryman out of the well; but when they arrived, he was dead, and they discovered that he was a criminal who had escaped from transportation.

Take care, my dear children, how you confide in strangers. Voir page 17 '. A by-place, un lieu ecarte, peu frequentS. The Double Lesson. Dean Swift, a celebrated English writer, and author of Gulliver's Travels, was not very generous; he seldom gave anything to the servants of those who sent him presents; but he once received a good lesson from a lad who very often carried him hares, partridges, and other game.

One day a boy arrived with a pretty' heavy basket containing fish, fruit, and ganme: he knocked at the door, and the dean, by chance, opened it himself. During the wars in Italy, a gentleman who was returning home late at nights was robbed of his cloak by some soldiers. He complained to the celebrated chief of the brigands, Facino Cane, telling him that some of his men had taken his cloak, and saying he hoped the general would not let them go unpunished. Facino, looking at the gentleman, asked him how he was dressed when he lost his cloak.

A young man who had paid6 great attention to nis studies, and consequently had made rapid pro. Voir page 11 7. After dinner, the convert sation turned naturally upon literature and the classics'. The young man listened to it with great attention, but did not say anything.

On their re. During a campaign in Germany, inan officer who was out with a foraging party', and could not find any corn, saw a cottage at some distance; he approached, and having knocked at the door, an 1 To take, employd dans le sens de to lead, se traduit conduire, rener.

A foraging party, un parti defourrageurs. Les frangais a'emploient pas le verbe to do comme auxiliaire, en consequence ii faut r6peter le verbe qu'il represente avec son complement s'il y en a un, toutes les fois que to do est employe comme auxiliaire en anglais.

Souvent en r6ponse a' une question, on peut remplacer to do par oui ou non. The Queen of Spain has no Legs. The citizens and magistrates thought they could not better express their joy at the reception of their new queen, than by preseiting her a sample of those commodities'for which their town was remarkable. The mayordomo', who conducted the princess, received the gloves very graciously; but when the stockings were presented, he flung them away with indignation, and severely reprimanded the magistrates of the depu.

She burst into tears,' begging they would conduct her back into Germany, for that On her way to, se rendait d. The king, it is said', never laughed more heartily than at the recital of this adventure.

The Dilemma, or the Lawyer Outwitted. A celebrated counsellor received a young man as a pupil to study pleading'. The conditions of his apprenticeship were, that when he should be capable of taking his place at the bar', he should pay the counsellor five hundred pounds, on condition', however, that he gained the first cause he should plead.

When the master knew his pupil to be perfectly capable, he insisted on his taking a cause', and pleading; but he refused; and the counsellor entered an action' to oblige him. The day of trial arrived, and the parties appeared X" Such an," traduisez: a such.

En frangais l'article a ou an pre. A very Black Affair. Some years ago at Fort-l':Eveque, in America, a young spendthrift, named Cha'teaublond, having got into debt4 to a very great amount", his creditors, knowing his family to be rich', threw him into prison, hoping they would pay his debts.

The prisoner lived very gaily in his confinement, frequently inviting his acquaintances to dine with "To appear in court," comparaztre devant la cour idiome. One day a gentleman came with a black servant carrying some wine in a basket: and after dining' and spending the evening', he retired, accompanied by the negro carrying the empty bottles.

A few hours after, when the jailers went to lock up their prisoners for the night, they discovered a stranger in the place of M. Chateaublond, who, it appears, had blacked his face and hands, and gone away with his yisitor, carrying the basket of empty bottles; the jailers, seeing a centre sportif pour perdre du poids yoga man go out, thought naturally it was the negro they had let in with the gentleman.

The man was tried3 for having procured the escape of a prisoner, but was acquitted, on' proving that he was the servant of M. Chateaublond, and that his master had ordered him to stay in his room while he went somewhere. An authoress' at London, named Constantia Phillips, was reduced to the greatest iriisely; till' W Voir page 17 3.

To spend the evening, passer la soirse. Authoress, femme auteur. In order to obtain a little money, she worked night and day in writing her memoirs, which, it appears, were interesting. So much exertion and such bad living threw her into a dangerous illness, from which, however, after much suffering, she was delivered by an able doctor of the neighbourhood.

Some time after her recovery, the doctor presented his bill, but the unfortunate Mrs. Phillips told him that she was really so poor that she could not pay him. After calling' several times, he became impatient, and reproached her with ingratitude', telling her that she owed him her life. In the yearthere was a terrible plague at Tunis, which is on the coast of Africa.

There l "To live from hand to mouth," vivre au jour le joir idibme. The former was attacked bythe malady, and in a few hours was abandoned as dead. Guerin immediately wrote to the superior of the mission in France, informing him of the loss of his friend.

The letter was given to the captain of a vessel, which was about' to sail for Toulon, and preparations were made to bury Mr.

Levachir; but as they were removing him, he showed some signs of life, and was, with the assistance of a doctor, perfectly restored. Guerin, was attacked and died the same night. Levachir, knowing nothing of the letter sent by his deceased friend, wrote directly-to the head of the mission, to announce the death of Mr. The vessel not having yet sailed, the letter was given to the same captain, so that the superior received, by the same post, a letter from each of the missionaries announcing the death of the other.

The mystery was not cleared up for' some months. Ventriloquy is the art of speaking inwardly without any apparent motion of the lips or other organs of speech, and of disguising the voice so as to' make it appear that of another person, and to issue from another place.

Some years ago2 there was in England a man named Hoskins, who possessed this art in a very eminent degree', and by the aid of it' frequently amused himself at the expense of' others.

He was once travelling on foot' in the country, and overtook on the road a carter driving a team with a load of hay. After walking some time and conversing with the countryman, Hoskins imitated the crying of a child. As there was not any child to be seen', the carter appeared surprised, and asked Hoskins if he had not heard it; he replied, " Yes," and almost at the same instant the cry was repeated. It appeared this time to come from under the hay in the cart, and the ventriloquist insisted that the carter had concealed a child there.

O " At the expense of," aux dNpens de. The countryman, frightened out of his wits, immediately took to his heels', and running to the nearest village, told the villagers that he had met the devil on the road, and begged them to go and assist him to recover his cart and horses which he had left in his clutches. The peasants immediately set off armed with pitchforks and flails, and soon arrived in sight of the supposed devil, who having a wooden leg could not run away.

After some difficulty, he persuaded them to let him approach and convince them that he was really a human being. They were for a long time incredulous, and the experiments' he made of his art increased their belief in his diabolical character. At length, fortunately for Hoskins, the village curate arrived, and explained the matter to the satisfaction of the peasants, who then agreed to accompany the ventriloquist to the next public house, where he treated them with beer and a lunch.

Soon after 1 "Took to his heels," se sauva, prit ses jambes cl son CGt idibme. On the Folly of Believing in Ghosts. The ridiculous stories of apparitions which we hear and read, are generally either fictions to impose on weak minds, wicked tricks to frighten or to rob the timid, or reveries of disordered imaginations. The following story, which may be found in the Children's JMlagazine, will serve as a proof, and we hope, as a caution to children, that they ought not to listen to such follies.

A gentleman was travelling on horseback, some years ago, not far from Toulouse, and being surprised towards night by a terrible storm of thunder, lightning, hail, rain and wind, he took refuge at a small inn, near the village of St. The house was almost full of Spanish travellers and others, who like our gentleman had sought shelter from the tempest'.

The company drew around the fire', and, after conversing some time on tht: horrors From the tempest, traduisez: against the tempest s To draw around the fire, s'opprocher du feu. One of the Spaniards appeared very ardent in the conversation, and firmly supported his belief in spectres, relating several stories in confirmation of it.

Among the company was a young man who laughed heartily at the serious manner in which the Spaniard treated the subject; which the latter observing2 said to him, " I advise you, sir, not to laugh at what you don't understand. Voyez page 55 4. The company, to' prevent any trickery, examined every part of the chamber, after which they placed themselves, with the Spaniard, outside the door.

He pronounced some mysterious words, and then said to the student, " What do you see? I "It is not worth while," cela ne vaut pas la peine idiome. The company looked at each other2 with astonishment. The Spaniard, after pronouncing some more mysterious words, repeated in a hollow voice: " What do you see, you who would discover the secrets of the tomb?

I see its face! It is Vialat! He approaches the table! He is writing his name! He pursues me! He endeavours to seize me in his arms! The Page and the Cherries. A basket of fine cherries having been sent to Frederick, king of Prussia, at a time when' that fruit was extremely scarce, he sent them, by one of his pages, to the queen.

The page, tempted by'the beauty of the cherries, could not resist tastings, and finding them delicious, devoured the whole, without reflecting on the consequences. A few days afterwards, Frederick asked the queen how she had liked' the cherries? The page, however, fearing all was not right a guilty conscience needs no accuser'determined to send the note by another hand4, and just as he was going out at the palace door', he met a Jew banker who was well known at' court, and asked him to carry the note.

The Jew, glad of an opportunity of obliging any one at the palace, immediately set off. On his arrival at the guardhouse, the officer read the note, and telling the messenger to wait, he called out the guard'. The Jew, thinking it was to do honour to him, as a messenger from court, begged the officer not to give himself any unnecessary' trouble. The Jew was obliged to comply, for fear of having another account to settle. The affair soon reached the ears of the king, who, though he could not help laughing' heartily at the adventure, was obliged to confer some favours on the hero of it', as the Jews frequently advanced him considerable sums of money, in cases of necessity.

The Dervise and the Atheist. Atheists are those ridiculous and impious persons who, contrary to the evidence of their senses, pretend not to believe in the existence of God. Voir page 13 2. The latter went directly to the cadi, complained of the injury, and demanded justice; the dervise was summoned to answer why, instead of replying to the man, he had struck him.

He says he has a pain, let him show it if he wishes us to believe him: he accuses me of a crime, yet he said that man ought not to be punished by our laws, since everything, accordng to our doctrine, was under the direction of God: he complains that I have injured him by l Voir page 12 s. To' be convinced of the hypocrisy of those infidels, we should see one of them on a bed of death; it would be a lesson for the others.

Canine Sagacity. Among the many3 surprising stories that are told of the intelligence of that faithful animal, the dog, the following one is given as a fact. One of them, perceiving that the poor thing was much hurt, took him up, dressed his paw and wrapped it up, after which he let him go.

The X " To retire," se retirer. Voit page 9 1. The farrier dressed it again, and the dog, after licking his hand to show his gratitude, returned home, and the paw in a few days was well. Some months after, the same dog was playing with another, not far from the spot, and a similar accident happened to the latter; upon which he took him by the ear, and with much difficulty led him to the farrier's shop, where he had been so well doctored.

The workmen were much amused at' the sagacity of the animal, and paid as much attention' to the new patient as they had to the former one. The lieutenant of the police of the caliph Manoun related to one of his friends the following story of an event which happened to himself.

I escaped out of a back window', and sought refuge in another part of the town, where a citizen received me with kindness, and, at the risk of his life, concealed me in his house till' the pursuit was over, when he furnished me with money and a horse, to enable me to join a caravan that was going to Bagdad, my native city. I shall never forget his kindness, and I hope, before my "Keep him in safe custody to-night," tenez le en prison cettU nuit, ou tenez le sous clef. I asked him by what calamity he had excited the caliph's displeasure.

No, the only fayour that I will accept, is that you will endeavour to convince the caliph of my innocence: if you fail, I botox levres charleroi 92 go and offer him my head, for I will not escape and leave you in danger.

The emperor Charles V. I "Till," voir page 13 2. At length, unable to support the idea of the sufferings of his parent, the young Athanasius sold the horse that was allowed him for his exercises'; and sent the money to his father. Pack death rides darksiders 2 horse was soon missed' and the page interrogated; but he obstinately refused to give any account of him.

The emperor, being informed of the circumstance, ordered Athanasius to be brought before him, and insisted on knowing what he had done with the horse. The youth immediately fell on his knees', and bursting into tears confessed the whole, saying, " I hope' your majesty' To engage, s engager. X Voir page 36 2. This was a longer voyage than any he had yet made, and one of his friends endeavoured to dissuade him, magnifying the danger, and advising him to settle on shore.

Nonsense, replied the Jack-tar, don't talk to me of danger; there is no more on sea than on shore. Then don't you think you are very foolhardy to go to sea, and risk your life where so many of your 1 " His duty to," traduisez: his duty towards.

Let me tell you that God protects his creatures as much at sea as on shore. A Singular Justification. A reaper being at work in a field in Devonshire', near the banks of a river, saw a man throw himself into the water; he ran directly to his assistance, plunged in', and brought him to the shore.