O regime do trabalho servil

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Clio thémis Adhérer à l'association Revue électronique "Clio Themis". Sources d'informations blogs, sites spécialisés, etc. Quelques années plus tard, enla Chambre des Lords approuve le projet de Lord Stanhope et la création d'une British Historical Portrait Gallery, où sont alignées les gloires britanniques de tous les temps. Cette préoccupation biographique est présente dès la seconde livraison de la revue de l'IHGB, qui contient une rubrique intitulée "Brasileiros ilustres pelas ciências, letras, armas e virtudes, etc Il se conforme finalement aux lois générales qui orientent l'histoire du Brésil, comme succession d'événements et comme récit, et que Martius a définies pour le compte de l'IHGB.

L'administration de la postérité, par ses implications sociales, fait se rejoindre l'histoire et la mémoire, les champs intellectuels et politiques. L'objet de cet article est d'étudier la correspondance entre une société politique, en l'occurrence celle du Brésil du Segundo Reinado, et son économie de la gloire. Historiens et biographes se livrent à des tâches distinctes.

Trabalho Forçado Africano: As Representações Ideológicas da Época Colonial

Par opposition aux historiographes attachés à la chronique des familles régnantes, les historiens de l'époque romantique prétendent faire l'histoire des peuples et de leur progrès, et recherchent des lois d'intelligibilité dans le processus historique.

À l'exception notable de François Guizot, chef de file de "l'école philosophique" et, à ce titre, proche de l'inspiration de l'IHGB des annéesle rôle du grand homme dans le déroulement des siècles est minoré par les historiens français que lisent les Brésiliens, au profit d'autres facteurs explicatifs 1.

Varnhagen est l'auteur de nombreuses notices biographiques dans la revue de l'IHGB, mais, pour lui comme pour la plupart des historiens brésiliens qui se livrent à cet exercice, il s'agit simplement d'"esboços", d'"apontamentos". Ce matériau biographique doit servir à colorier de plus vastes fresques, à orner l' História Geral de quelques portraits.

Le "grand homme" des Lumières s'oppose aux rois, aux saints et aux héros 2. Outre qu'il dispose d'une très large palette d'incarnations méritocratiques 3le grand homme se distingue du héros singulier par le fait qu'il appartient à "une république de talents" Mona Ozoufà une collectivité de citoyens remarquables. Bonaparte, en cumulant les rôles de capitaine, savant, législateur, mécène, père de famille, a mélangé le héros à l'antique au destin météorique et le grand homme paisible dévoué à sa cité.

Thomas Carlyle utilise indistinctement les mots "heroe" et "great man". Les historiens brésiliens du Segundo Reinado sont en général fidèles à l'acception académique et s'en tiennent de préférence aux catégories de "Brasileiros ilustres" ou de "celebridades". Les "Brésiliens illustres" sont arrachés à l'oubli sous la forme de dictionnaires entiers.

Entre etpersonnages ont été distingués de la sorte. La section disparaît parfois de la revue comme entre etce qui n'empêche pas la publication d'articles biographiques ou de nécrologies détaillées.

Sa première apparition est précédée d'une rapide justification qui insiste sur le devoir patriotique de mémoire envers les figures qui se sont illustrées.

L'inclusion de femmes enpuis d'Indiens, de métis et de Noirs Araribóia et Domingos Caldas Barbosa en parmi les Brésiliens illustres, oblige la revue à préciser que tous ceux qui ont honoré la nation, quels que soient leur sexe ou leur couleur de peau, ont droit de cité dans cette "république des talents".

Il s'agit simplement, pour figurer dans la rubrique, de s'être rendu célèbre. La constitution d'une galerie nationale qui plonge ses racines avant postule donc l'existence linéaire du Brésil depuis sa sortie des limbes en Sont ainsi dignes de figurer dans l'honorable liste ceux qui sont nés au Brésil mais qui se sont illustrés à l'étranger, comme dom Francisco De Lemos de Faria Pereira Coutinho, recteur de Coimbra, ou ceux qui ont vu le jour en dehors du Brésil, mais ont influé sur son histoire.

La question travaille cependant les membres de l'Institut. Enl'archevêque de Bahia, D. Le prélat conclut ses recherches en indiquant qu'aucun élément ne peut remettre en cause la naissance du père Vieira le 6 février à Lisbonne. Le rôle de l'historien, est-il rappelé à plusieurs reprises, est de démystifier les traditions, populaires ou aristocratiques. Dans les annéesles notices déjà publiées dans des journaux de la capitale ou de province l'emportent sur les travaux originaux.

Les mêmes auteurs publient dans la presse des articles nécrologiques ou biographiques. Le livre est critiqué pour un titre jugé prétentieux, pour ses lacunes et ses erreurs, mais il inaugure une série de publications semblables. Joaquim Norberto de Sousa Silva arrache à l'oubli les Brasileiras celebres, en Un Diccionario biographico de Brasileiros celebres "nas letras, artes, politica, philanthropia, guerra, diplomacia, industria, sciencia e caridade desde o anno até nossos dias" est publié chez Laemmert en Joaquim Manuel de Macedo est chargé par la commission préparant la participation brésilienne à l'Exposition de Philadelphie de rédiger un imposant Ano Biographico Brazileiro, une sorte de calendrier civique perpétuel rassemblant personnages appartenant à l'histoire du Brésil et ordonnés du 1er janvier au 31 décembre.

Malgré son titre, il se distingue des annuaires de célébrités provinciales, qui commencent à se développer également, dans la mesure où les personnages qui le composent sont assimilés à des gloires nationales. Certains ouvrages ne traitent que des morts, d'autres mêlent les contemporains en pleine activité et les gloires du passé.

Les similitudes l'emportent sur les dissemblances entre ces ouvrages qui se copient les uns les autres, puisent leurs renseignements aux mêmes sources 11et retiennent les mêmes listes de célébrités.

Ils affirment lutter contre un défaut qui est conçu comme un vice national, celui de l'oubli et de l'ingratitude des contemporains. La biographie permet donc une reconstitution vivante du passé, mais ce n'est pas là sa seule mission pédagogique. L'autre consiste à diffuser des vies exemplaires. L'exemple des grandes Brésiliennes doit édifier les jeunes filles de bonne famille.

Son format de poche incite à le promener avec soi. La postérité vient corriger par sa sagesse les aveuglements et les passions des contemporains. Les vaincus d'avril prennent une revanche posthume en venant prendre place dans la lignée des grands hommes de la patrie.

Les nécrologies de notables sont facilement recyclées en biographies d'hommes illustres, pourvu qu'ils aient été de fidèles serviteurs de l'État. Elle se situe à l'opposé des panthéonisations et dépanthéonisations laborieuses de la France révolutionnaire, d'une gestion de la gloire qui soulignait les divisions et les blessures.

D'autres catégories sous-jacentes paraissent plus riches en révélations sur l'histoire et la société brésilienne telles que les conçoivent les élites impériales.

En ce sens, les "Brésiliens illustres" de la période coloniale en cristallisent les recette vietnamienne regime phases. Le XVI e siècle, âge homérique de l'histoire du Brésil, trouve sa pleine expression en la figure des alliés tupi des Portugais et des conquistadores. La plupart porte dans leur nom, sinon dans leurs veines, le signe du croisement entre deux peuples guerriers.

Il faut leur ajouter les sertanejos et bandeirantes des siècles suivants qui relèvent de la même problématique. L'ambivalence de ces personnages ne les transforme pas en modèles et les enferme à double tour dans une époque révolue. Dans cet épisode convergent en effet tous les ingrédients du roman national que l'on s'efforce d'écrire. C'est le premier à se prêter parfaitement à la lecture proto-nationale plaquée sur la période antérieure à l'indépendance.

Contre l'"envahisseur" étranger, le sentiment commun de la patrie mobilise les "trois races" et poussent celles-ci à l'héroïsme. On lui reproche notamment une composition trop statique, impropre à décrire l'énergie des combats. Les héros-symboles de ce moment-clef de l'histoire proto-nationale valent essentiellement pour leur actualité.

Le chef potiguar fait l'unanimité. Les auteurs indianistes voient en lui la confirmation du bien-fondé de leurs convictions. Domingos Caldas Barbosa, d'après Varnhagen, "tinha a consciência do pouco valimento de sua cor num país onde era um mau preconceito" La vie tout entière d'Antônio José suit la trame de celle du grand homme des académies. Son talent lui vaut la reconnaissance de la Cour, l'amour du public, et le surnom de "Plaute brésilien".

La Fortune gratifie l'homme privé d'une famille heureuse. Il est cependant persécuté par une institution cruelle, dénoncé par une servante de mauvaise vie et finalement brûlé par l'Inquisition le 16 octobre Antônio José est né au Brésil et y a passé sa petite enfance, mais la scène de ses succès et de ses malheurs a été le Portugal. Ce qui l'a transformé en "sujet national", c'est sa double qualité de victime d'une institution assimilée à l'obscurantisme colonial et d'homme de lettres.

Le centenaire de sa mort, le 4 juilletdonne lieu à des festivités inaccoutumées pour une académie qui réserve généralement ses démonstrations à la famille impériale. Son suicide fut attribué aux mauvais traitements de son incarcération, à la débilité de son grand âge, ou interprété comme un assassinat déguisé. Joaquim Norberto de Sousa Silva, président de l'IHGB et auteur d'une étude sur l'Inconfidência qui avait provoqué de violentes polémiques, tente d'arracher l'épisode aux Républicains et de le rendre au régime impérial.

Le suicide n'est pas passé sous silence par l'expressive décoration de la salle où sont représentés un scorpion le suicide et des palmes le martyre attachées par un lien, qui évoque le lacet fatal au poète et comporte la devise "aut libertas aut nihil", ébauche évidente du Cri d'Ipiranga Nul ne peut assurément contester que le 4 juillet ait précédé le 21 avril C'est à croire que les intellectuels de l'Empire ont fait leurs les conférences de Carlyle sur "The Hero as Poet" et "The Hero as Man of Letters", dans lesquelles l'historien écossais faisait du Poète la voix des nations Sans doute est-ce dans la langue qu'il faut guetter les prémices de la nationalité.

Le catholicisme est aussi le maillon essentiel qui lie le passé, le présent et l'avenir du Brésil. Les figures de frei Henrique, des pères Nóbrega et Anchieta se sont penchées au-dessus du berceau de la nation et ont tracé sur son destin le signe de la Croix. La poésie, la prose et l'éloquence sacrées sont également un domaine d'excellence prisé par les historiens de l'empire.

Parmi les contemporains, les gloires du pupitre, les Bossuet du Nouveau Monde, fournissent en outre des gloires qui courent moins que les autres le risque d'être souillées par les polémiques séculières.

La postérité les accueille sereinement dès qu'est exhalé leur dernier soupir. Comme les hommes d'Église, les gloires féminines sont ordonnées selon la nomenclature classique et masculine de la célébrité. Il n'y a guère de domaine, à l'exception des sciences, dans lequel les femmes ne se soient illustrées. L'autre se rendait à Lisbonne en quand son bateau fut arraisonné par des pirates barbaresques.

Son courage entraîna la résistance des chrétiens qui parvinrent à défaire leurs agresseurs. Les combats de l'indépendance à Bahia confirment la bravoure féminine lorsque le sort de la patrie est en jeu.

Ainsi Maria Quitéria transgresse toutes les interdictions imposées à son sexe pour aider, les armes à la main, à repousser les Portugais. Le sang innocent de la mère Joana Angélica sanctifie le pieux combat pour la liberté brésilienne contre le "sorriso satânico" du général Madeira C'est par elles, croit-on, que se transmet l'amour du sol natal. Le sentiment national ne saurait être l'apanage d'aucune catégorie de la population. Lui seul, avec la foi du Christ, a le pouvoir de transcender la répartition sexuelle et sociale des tâches et de légitimer les donzelles et les matrones guerrières.

Aussi le cas de Maria Ursula de Abreu Lancastre apparaît-il comme une curiosité dérangeante. Joaquim Norberto de Sousa Silva émet l'hypothèse de déboires sentimentaux, pour rendre compte de sa longue carrière sous l'uniforme masculin à Goa Estella Sezefreda dos Santos créa les principaux rôles du théâtre national balbutiant et, rapporte Joaquim Manuel de Macedo, atteint le sommet de son art en jouant en "la vieille idiote" des Mystères de Paris